L’homme suspecté d’être un tueur en série depuis la découverte de quatre cadavres dans la Seine à Choisy-le-Roi a-t-il fait d’autres victimes ? Un nouveau corps a été repêché mardi à 12h40 dans la Seine, sous le Pont Nelson Mandela à Charenton-le-Pont, a appris Le Figaro de source policière confirmant une information de BFMTV. «Il a été repêché à hauteur du Quai de Charenton par la brigade fluviale. Il s’agit d’un homme de type européen en état de décomposition avancée, sans pièce d’identité», précise notre source.
Contacté, le parquet de Créteil reste prudent sur un éventuel lien avec les meurtres de Choisy-le-Roi. «Ce corps ne présente pas à première vue de lésions évocatrices de violences. En l’état des investigations, il n’y a pas de lien avec la première affaire», tempère-t-il. Reste que son état de décomposition pourrait masquer d’éventuels sévices. Une autopsie et des analyses toxicologiques ont été requises par le parquet afin de dresser un constat sur les circonstances de ce décès. Une enquête en recherche des causes de la mort a été confiée au commissariat de police de Charenton-le-Pont.
Passer la publicitéLes quatre cadavres découverts le 13 août à Choisy-le-Roi font quant à eux l’objet d’une enquête de la brigade criminelle de Paris pour «meurtres en concours». Le principal suspect, Monji H., a été mis en examen et placé en détention provisoire sous cette qualification juridique très rare. Âgé de 21 ans, il était arrivé il y a trois ans en France, où il demeurait en situation irrégulière et sans domicile fixe. Il avait fini par s’établir il y a huit mois dans un squat de Choisy-le-Roi. C’est à proximité de ce mobile home situé en bord de Seine et à quelques centaines de mètres d’un point de rencontres homosexuelles que les quatre corps ont été retrouvés.
Pour cette raison, la piste en lien avec une possible homosexualité refoulée ou, au contraire, une homophobie qui l’aurait incité à commettre des actes violents, est à ce stade privilégiée. Les investigations ont «confirmé un lien» entre le suspect et «chacune des victimes dans un temps concomitant à leur disparition», a indiqué le parquet de Créteil, dimanche. Chaque victime a pu être reliée à Monji H. grâce à des éléments de preuve matérielle. L’homme a ainsi utilisé la puce du téléphone de la première victime le lendemain de sa disparition, puis a usé de la Carte bleue de la deuxième victime juste après que celle-ci a à son tour disparu. Le 5 août, le téléphone de la troisième victime a été saisi dans la sacoche du mis en cause. Quant à la quatrième victime, son ADN a été isolé dans une trace de sang retrouvée sur le jogging de Monji H.