Opéra: au Festival de Pâques, Elektra à deux doigts du rêve

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Opéra: au Festival de Pâques, Elektra à deux doigts du rêve

Palais des festivals de Baden-Baden. 389724071/dbrnjhrj - stock.adobe.com

CRITIQUE - Porté par un Kirill Petrenko et un Philharmonique de Berlin éblouissants, l’opéra de Strauss souffre d’une mise en scène lourde.

Les anciens le rapportent à l’envi: quand on allait voir un opéra à Salzbourg du temps de Karajan, c’était… pour Karajan! Au Festival de Pâques de Baden-Baden, Kirill Petrenko et le fabuleux Philharmonique de Berlin pourront se vanter d’avoir refait de la musique l’attraction principale d’un spectacle lyrique. Surtout s’agissant d’un opéra aussi orchestral qu’ Elektra .

Petrenko réussit une fois de plus la quadrature du cercle. Vifs jusqu’à être haletants, ses tempi installent d’emblée une tension qui ne se relâchera pas. La puissance de feu surhumaine des Berliner se fait tranchante, oubliant toute velléité de confort. Mais ce n’est pas tout!

Les décibels ne sont jamais un but en soi, cette barrière sonore restant toujours transparente, riche d’une palette de couleurs et de plans sonores que l’on soupçonnait à peine. Mais cela ne suffit pas encore. Quand il s’agit d’être lyrique, Petrenko se souvient que le Bavarois Strauss était un Viennois d’adoption, et fait soudain chanter les cordes…

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