S’il réfute l’étiquette de leader, Romain Grégoire se dit «prêt» à défendre les couleurs de l’équipe de France et défier Tadej Pogacar, coureur «extrême», dimanche aux Championnats d’Europe de cyclisme sur un parcours qu’il connaît et adore dans la Drôme et l’Ardèche. Le Français affiche une forme éclatante après un succès dans le Tour de Grande-Bretagne et deux étapes du Tour du Luxembourg. Il a aussi été préservé lors des Mondiaux de Kigali.
«Je me suis préparé pour être là dans le final à jouer un rôle avec les meilleurs. Mais quand je vois la start list, je pense que ce n’est pas judicieux de me mettre en leader unique. Il ne faut pas rêver: Pogacar et Evenepoel, on ne va pas les sortir à la pédale dans le Val d’Enfer. Il faudra qu’on s’appuie sur le collectif pour jouer devant», a expliqué à l’AFP celui qui apparaît comme le leader de la sélection tricolore. Le Bisontin croit aux chances de ses compatriotes. «Bien sûr, si on n’a pas un Français champion d’Europe, on sera tous déçus. Si je ne suis pas champion d’Europe et que c’est Pavel (Sivakov, son coéquipier), j’aurais réussi mon dimanche. Aucun souci là-dessus. Mais ce serait quand même un exploit quand on voit les autres coureurs au départ.»
Passer la publicitéLorsqu’il évoque la concurrence, Grégoire pense évidemment à Tadej Pogacar, intouchable aux Championnats du monde au Rwanda il y a une semaine. «Pogacar, c’est trop extrême. On a beau se dire devant la télé: j’aurais pu faire ci, faire ça. Mais une fois sur le vélo, le tempo est tellement fou qu’on est juste asphyxié par ses équipiers, même avant qu’il n’attaque. Avec d’autres coureurs un peu moins extra-terrestres, là, oui, on peut imaginer des choses tactiquement. Mais quand lui est là, c’est compliqué. Il est tellement au-dessus», a expliqué le coureur français.