La dynamique de quatre victoires du Racing
Gaël Fickou : «C’est positif, on engrange un maximum de points et ça nous permet de sortir de la zone des relégables. On sait que c’est un match déterminant qui nous attend samedi, on sait que c’est un match hyper important pour Perpignan aussi. On s’attend à un gros combat ce week-end.»
Un déclic s’est produit ?
«Je pense que ce déclic, c’est un peu plus de cohésion. On s’est beaucoup remis en question parce que quand on est dos au mur, on sent le danger. Et quand une bête est en danger, elle essaie de répondre à ça. C’est ce qu’on a fait. Il y a aussi la part de Patrice qui a apporté un gros côté humain aussi. Maintenant, il faut se concentrer sur l’avenir et sur ce match à Perpignan.»
À Perpignan, c’est tout un public, une ferveur, une ville en entier qui va pousser derrière eux. Ils vont avoir le couteau entre les dents.Quinze jours après la victoire sur l’Usap en Challenge Cup
«Le contexte va être différent. Chaque match est différent, je pense. Honnêtement, bien sûr on sait qu’on a gagné là-bas. C’était déjà très difficile, ils auraient très bien pu gagner ce match aussi. Là, ils jouent pour sauver leur peau. Ils n’aborderont pas le match de la même façon. C’est tout un public, une ferveur, une ville en entier qui va pousser derrière eux. Quand tu joues le maintien, tu ne joues pas de la même manière. Donc, ils vont avoir le couteau entre les dents. Ils vont nous faire déjouer. À nous de rester concentrés. On sait que ça ne va pas être simple. On essaie de se préparer au mieux.»
À seulement cinq points de la sixième place
«Je pense qu’il faut rester concentrés sur la base. Et, étape par étape, gagner les matchs. Déjà, se sortir nettement de la zone relégable. Ce qui n’est pas encore fait. Donc, ça passe par les deux prochains matchs (à Perpignan puis face au Stade Français à l’Arena, NDLR). Ces deux prochains matchs vont arriver très vite. Et seront très importants pour nous. Donc, restons focus sur Perpignan et le Stade Français à la maison. Et puis, le reste, on verra.»
Il reste six matchs (de Top 14). Il n’y a pas de questions à se poser. On n’a pas le choix du roiUne demi-finale de Challenge à gérer de front
«Aujourd’hui, on est en demi-finale. Donc on va jouer tous les matchs pour les gagner jusqu’à la fin de la saison. Il ne faut pas se poser de questions. Depuis le début de l’année, c’est ce que l’on essaie de faire. Sauf que le championnat, il est long et qu’on a perdu pas mal de matchs. Aujourd’hui, il reste six matchs (de Top 14). Il n’y a pas de questions à se poser. On n’a pas le choix du roi. On ne peut pas se dire qu’on peut se reposer.»
Sa saison la plus compliquée ?
«Compliquée, oui et non. Il y a des saisons où je n’ai pas fait de demi-finale de la Coupe d’Europe. Et où je n’ai pas été champion d’Europe avec l’équipe de France… (sourire) Donc, il y a pire, je pense. (…) On a gagné le Six Nations, donc ça va. (Sur sa blessure) J’ai été blessé, donc les choses ne dépendaient pas de moi. Je ne pouvais pas faire grand-chose. J’ai eu la chance quand même de participer à un match (le dernier face à l’Écosse) et de gagner. En club, oui, c’était difficile. Mais on est en phase finale d’une Coupe d’Europe. À nous d’essayer de remporter cette compétition. Et ce sera quand même une saison pas trop catastrophique, on va dire.»