Dakar 2026 : un parcours corsé, lutte entre Loeb, Al-Attiyah et Peterhansel.... Ce qu'il faut savoir sur la nouvelle édition

Un rallye-raid dans le désert saoudien pour lancer l'année 2026. Le Dakar reprend ses droits, samedi 3 janvier, pour sa 48e édition, la septième de suite en Arabie saoudite, pour se conclure le 17 janvier.  Yanbu, au bord de la mer Rouge, qui accueillera le départ et l'arrivée, accueillera 812 concurrents répartis sur 325 véhicules qui tenteront de se frayer un chemin parmi les dunes pour l'emporter. Franceinfo: sport vous détaille ce qu'il faut savoir avant le départ.

Un parcours "corsé" mais "sous le signe de l'équilibre"

Sur les 8 000 kilomètres qui séparent le point de départ et d'arrivée, Yanbu, il y aura 4 900 kilomètres de secteurs chronométrés, et 13 étapes. "C'est un Dakar qui s'annonce corsé", a expliqué le directeur de course David Castera. Cette année, les organisateurs ont cherché "un équilibre dans la confection de l'itinéraire, tout en maintenant un standard de difficulté intact".

Parmi les difficultés au programme de ce parcours qui allie pistes roulantes alternant avec des passages rocailleux et des cordons de dunes, on compte deux étapes marathon (4-5 et 9-10) avec une nuit dans un bivouac-refuge.

Et la 6e étape, la plus longue avec 920 km dont une spéciale "100% sables et dunes" sur 331 km, se dresse avant la journée de repos à Riyad le 10 janvier. "Il y aura beaucoup de dunes et certains vont y passer la nuit voire arriver en matinée" dans la capitale saoudienne, a souligné David Castera. La 8e étape verra, elle, un départ de masse, utilisée lors du Dakar originel et réintroduite l'an passé pour les concurrents de la catégorie Classic.

En termes de nouveautés pour 2026, plusieurs étapes incluront des points d’assistance en milieu de spéciale pour fournir aux concurrents des pneus neufs et leur permettre d’effectuer des réparations rapides. 

Loeb continue d'y croire, Peterhansel y retourne

Sur les 812 concurrents, on comptera sur cette édition 144 débutants, 69 nationalités et 39 femmes en course. Mais les regards seront principalement sur les favoris à la victoire finale. En catégorie autos, on mentionnera Carlos Sainz ou le vainqueur de l'édition 2025, Yazeed Al-Rajhi. De son côté, Sébastien Loeb et, comme ces dernières années, l'un voire le favori. Mais la concurrence est rude, ne serait-ce que chez Dacia déjà avec Nasser Al-Attiyah, qui a vu son copilote Edouard Boulanger partir aux côtés de... Loeb afin de l'aider à gagner son premier Dakar, lui qui l'avait remporté en 2021 aux côtés de Stéphane Peterhansel.

"Monsieur Dakar" sera justement lui aussi de retour. Absent en 2024 "pour souffler" après 35 éditions disputées depuis 1988, le pilote de 60 ans sera au volant d'un Land Rover Defender, une voiture qui n'a encore jamais roulé en compétition. 

Chez les motos, le Français Adrien van Beveren, qui sort de ses deux meilleures éditions (3e), cherchera une première victoire face aux habituels prétendants Daniel Sanders, tenant du titre, Toby Price ou Ricky Brabec.

Sept motos 100% électrique au départ

Lancés dans un objectif de développement de l'utilisation d'énergies alternatives, les organisateurs multiplient depuis 2021 les initiatives pour motiver les équipages à basculer sur les bio-carburants. En parallèle, ils ont également lancé en 2024 le challenge "Mission 1000" qui oppose dans une catégorie spécifique des véhicules utilisant "des technologies innovantes" dans leur motorisation. Cette année, sept motos 100% électrique ont rejoint le challenge, et un camion hybride hydrogène-biodiesel.

Parmi les équipes engagées, plusieurs ont participé les années précédentes et les machines ont progressé, notamment sur le poids des batteries et de l'autonomie. Au total, les véhicules devront parcourir en 13 étapes 5 862 kilomètres, dont plus de 1 000 en spéciale sur des pistes "type Dakar".