Le poète, l’intello, le farceur… Dans le petit monde des Schtroumpfs, les possibilités semblent infinies. Déjà apparue furtivement dans le magazine Spirou vingt ans plus tôt, la Schtroumpfette obtient un rôle central en 1986. Mais lors de ce troisième tome de cette bande dessinée belge, elle ne se distingue que par un seul trait : être le personnage féminin du village. À l’inverse de l’ensemble des autres petits lutins bleus, chacun doté d’une personnalité bien définie, elle n’a pas d’identité propre.
Sur le ton humoristique propre à son créateur Peyo, la Schtroumpfette incarne un condensé de stéréotypes sexistes attribués aux femmes dans les sociétés patriarcales. À ce propos, Véronique Culliford,...