Acte I, scène I. Le chronicoeur envoûté, au volant du véhicule de l’Humanité toute la journée, a pu le vérifier de près, jusqu’à s’en rincer les yeux de plaisir et rugir de bonheur : le Peuple du Tour fut au rendez-vous de cette traversée accidentée entre Saint-Malo et Mûr-de-Bretagne (197 km).
Sous un soleil pré-caniculaire et presque trop généreux (29 degrés), dans une ambiance qui oscillait entre le fest-noz et la fête populaire permanente, une foule considérable accueillit le peloton, pour ce qui devait être le premier vrai temps fort de cette 112e édition : l’arrivée à Mûr-de-Bretagne, par cette maudite bosse abrupte – franchie à deux reprises en circuit final – où tant de cyclistes bretons étalonnèrent leurs mollets. Deux kilomètres à près de 7 % de moyenne. De quoi rêver, ou cauchemarder.
D’autant qu’un des enfants du pays, Alexis Renard (Cofidis), qui connaît ces parcours sur le bout de ses pneus pour les avoir traversées dans tous les sens, avait prévenu : « Il y aura des montées et des descentes toute la journée, même si, au sein du peloton, avec l’aspiration en fonction du vent, cela devrait passer sans problème. Il y a juste le passage sur la digue de Pléneuf-Val-André (km 100) qui pourrait être délicate. On rejoint ensuite le difficile circuit autour de Mûr-de-Bretagne. Cette bosse n’est pas...