Au moment de prolonger sa garde à vue, le suspect aura craqué et reconnu être l’auteur des coups de poignard mortels infligés à Louise, 11 ans, le vendredi 7 février dans l’Essonne. Lors d’une conférence de presse tenue le soir même des aveux, le procureur de la République d’Évry, Grégoire Dulin, a annoncé avoir ouvert une information judiciaire contre Owen L. pour meurtre sur une mineure de 15 ans, et pour non-dénonciation de crime concernant la petite amie de celui-ci. Les deux personnes ont été présentées devant le juge d’instruction ce 12 février au soir en vue de leur mise en examen. Le procureur a requis le placement en détention provisoire pour l’homme de 23 ans et le placement sous contrôle judiciaire de son amie.
« Violent, nerveux, agressif »
Les vidéos de surveillance, témoignages et aveux de l’auteur présumé ont permis de retracer la chronologie des faits ayant mené au meurtre de la collégienne à la sortie de son école. Owen L., jeune alternant en BTS avait quitté le domicile de ses parents, très énervé. Il a reconnu avoir déjà eu besoin de se calmer après avoir joué à des jeux vidéo en ligne. Interrogée, sa sœur l’a décrit comme « violent, nerveux, agressif » et « jouant de manière intensive aux jeux vidéo ». Elle avait déjà déposé une main courante contre lui en avril 2023 pour des faits de violence.
Le chemin de l’homme a croisé fortuitement celui de la petite Louise qui portait autour du cou son portable. Il a indiqué avoir voulu la racketter et l’aurait entraîné dans les bois, prétextant avoir perdu quelque chose. Menaçant, il a fouillé violemment le sac de l’enfant, mais celle-ci s’est mise à crier. Pris de panique, l’homme a poignardé l’enfant mortellement de nombreux coups de couteau. L’autopsie a confirmé l’absence de violences sexuelles.
C’est une enquête de voisinage, au porte-à-porte qui a permis de confondre le jeune homme, lui-même blessé de plusieurs coupures. D’autres témoins et sa petite amie ont confirmé que c’était bien son visage qui apparaissait sur les vidéosurveillances suspectes. L’ADN d’Owen L. correspondait bien aux traces laissées sur les mains de Louise. Sa petite amie a reconnu lui avoir pansé ses plaies et avoir appris ce qu’il avait fait, mais ne l’a pas dénoncé. Les parents du suspect, placés eux aussi en garde à vue, ont fini par être relâchés.
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