«Ça va tuer le football»: la multipropriété des clubs, un phénomène qui inquiète

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«Ça va tuer le football»: la multipropriété des clubs, ce phénomène qui inquiète

Les supporters du Red Star s’opposent au rachat du club par le fonds d’investissement américain 777 partners, en septembre dernier, à Saint-Ouen. FAUGERE FRANCK/PRESSE SPORTS

ENQUÊTE - De plus en plus d’équipes dans le monde partagent des propriétaires communs. Les supporteurs condamnent cette tendance et les instances sportives ne l’apprécient pas non plus. Surtout en France.

La moitié. Cette saison, neuf des dix-huit clubs de Ligue 1 font partie d’une multipropriété, c’est-à-dire qu’ils sont détenus par une entité qui possède plusieurs équipes de football. Le Paris SG, l’Olympique Lyonnais et le RC Lens sont notamment concernés. L’AS Monaco est carrément propriétaire d’un autre club, le Cercle Bruges, en Belgique. Quelques-uns en Ligue 2, comme Troyes ou Bordeaux, ou en National, comme le Red Star et Nancy, ont aussi affaire à cette pratique. Rien de nouveau? Il est vrai que, dans les années 1990, Robert Louis-Dreyfus a détenu Marseille et le Standard de Liège, ou Canal+, le PSG et le Servette FC (Genève). «Le phénomène nouveau, c’est sa multiplication et l’ampleur que ça prend», éclaire Vincent Chaudel, fondateur de l’Observatoire du sport business.

Selon une étude de l’UEFA, au terme de l’année 2022, plus de 180 clubs dans le monde faisaient partie d’une multipropriété, contre moins de 40 en 2012. Le City Group, holding alimentée par les Émirats arabes unis…

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