NBA : Victor Wembanyama porte encore les Spurs pour établir un début de saison record pour San Antonio

Inarrêtable. Malgré des difficultés à s'imposer dans la raquette face à l'expérimenté pivot de Miami Bam Adebayo (31 points, 10 rebonds), Victor Wembanyama (27 points, 18 rebonds, 6 passes, 5 contres) a encore mené San Antonio à la victoire, face au Heat (107-101), jeudi 30 octobre. Un succès, le cinquième en autant de rencontres depuis le début de la saison, qui établit un nouveau record pour la franchise texane. 

"Je pensais au record, à l'histoire des Spurs, j'étais juste fier d'être un Spur", a déclaré Victor Wembanyama, interrogé après la rencontre sur le long cri qu'il a poussé, une fois la victoire acquise. Cette série inaugurale est en effet inédite pour la franchise texane qui avait pourtant brillé durablement pendant le règne de Gregg Popovich (1996-2024) marqué par cinq titres en 1999, 2003, 2005, 2007 et 2014. "C'est incroyable. On travaille pour cela, on a pris de la maturité pour aller chercher ces victoires", a déclaré "Wemby" au micro du stade.

30,2 points de moyenne par match

L'emblématique coach a passé la main l'an dernier après un AVC à son adjoint Mitch Johnson, et l'équipe est désormais celle de Victor Wembanyama, phénomène drafté en numéro 1 en 2023, destiné à dominer la NBA et à mener les Spurs vers une 6e bague. Après une deuxième saison arrêtée brutalement par une thrombose veineuse en février (24,3 points de moyenne en 46 rencontres), la reprise du Français âgé de 21 ans s'avère spectaculaire : 30,2 points, 14,6 rebonds, 3,4 passes et 4,8 contres de moyenne.

S'il a disputé jeudi son 121e match NBA, le Français a déjà été meilleur que les tout meilleurs sur leurs 120 premières rencontres : davantage de rebonds que Karl Malone (1 301 contre 1 091), plus de points que LeBron James (2 738 contre 2 680), plus de 3 points que Stephen Curry (274 contre 242) et plus de contres que Hakeem Olajuwon (448 à 337) au même stade.

"Ce n'est pas du hasard, on n'a pas eu ces cinq victoires pour rien. On a travaillé pour ce bon début de saison et on va essayer d'étirer la série le plus longtemps possible", a ajouté le phénomène tricolore, dont la faim de succès après huit mois loin des parquets a contaminé ses coéquipiers. "On est là où l'on veut être. On aime ça ! C'est plus facile d'aller se coucher, de venir à l'entraînement, de s'entraîner dur quand on gagne, c'est un cercle vertueux", disait, après le 4e succès contre Toronto, lundi, celui qui a été élu meilleur joueur à l'Ouest à l'issue de la première semaine de compétition.

Depuis sa démonstration pour son retour face à Dallas (40 points), Wembanyama inonde les réseaux sociaux d'actions impensables, rendues possibles par son alliage unique entre taille (2,24 m) et agilité. L'intérieur All-Star a sensiblement amélioré son jeu offensif avec moins de tirs de loin, plus de tentatives près du cercle et moins de pertes de balle. Le Français est aussi de mieux en mieux entouré, avec le rookie de la saison passée Stephon Castle, le flamboyant n°2 de la dernière draft Dylan Harper, ou encore le pivot remplaçant Luke Kornet. Autre motif d'espoir pour les Spurs, le meneur All-Star De'Aaron Fox n'a pas encore repris, ralenti par une blessure musculaire, comme l'ailier-fort Jeremy Sochan (poignet gauche) et l'intérieur de complément Kelly Olynyk (talon).

De quoi imaginer un potentiel retour des Spurs en play-offs, une première depuis 2019 ?