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Elle restera définitivement vide fin janvier prochain. La place du Champ de Mars à Angoulême (Charente), c'est 4 000 mètres carrés qui accueillent les plus grandes maisons d'édition de la BD. Dans les rues du centre-ville, les personnes ne rencontraient qu'un seul mot à la bouche : la déception. "C'est catastrophique pour la ville d'Angoulême", déplore un riverain. "C'est un peu dommage parce que c'était quand même un afflux de touristes, c'était bien pour les commerçants qui étaient autour", estime un jeune homme.
Dans un hôtel 4 étoiles, le festival de la BD représente sur cinq jours 445 nuitées réservées : "Les pertes pour un établissement comme le nôtre s'élèvent à peu près à plusieurs centaines de milliers d'euros qui s'envolent pour ce festival. Puisque nous, nous sommes systématiquement complets d'une année sur l'autre avec les mêmes clients", précise Karine Renay, directrice de l'Hôtel Mercure Angoulême.
3,5 millions d'euros en jeu pour le département
L'hôtellerie-restauration s'attend à une catastrophe économique. Mais c'est tout le commerce qui va être touché, comme dans une grande librairie qui s'attend à un manque à gagner de 230 000 euros, et mise sur des initiatives alternatives : "On va avoir un casting de rêve, je vous le promets, pour recevoir pendant ces trois jours, pas quatre, mais du vendredi au dimanche, plein d'auteurs et d'autrices", promet Pascal Dulondel, de la librairie indépendante Cosmopolite.
Chaque année, le FIBD attire près de 200 000 visiteurs. D'après la Chambre de commerce, les retombées économiques pour le département s'élèvent à 3,5 millions d'euros.