TOPS
Lewis-Skelly comme un grand
Invité surprise dans le onze des Gunners depuis le début de l’année au poste de latéral gauche, Myles Lewis-Skelly justifie progressivement son statut. S’il lui arrive encore de passer à côté de ses rencontres, l’Anglais de 18 ans commence à se faire un nom. Comme un grand, il a réalisé de nombreuses interventions précieuses contre Manchetser City et fait de nombreuses différences balles au pied. Comme un symbole, sur l’une de ses montées il s’est offert un joli but après un bel enchaînement (62e), son premier en Premier League. Les débuts d’un futur très grand.
Rice la colonne vertébrale
Il respire le football. Dans l’ombre, Declan Rice est au cœur de toutes les offensives. Facilitateur de rêve, il enchaîne les remises parfaites et distribue le jeu. Contre Manchester City, le Britannique de 26 ans a été décisif. Toujours haut, il a initié le contre pressing permanent de sa formation et fait mal à ses adversaires lors des premières relances pour récupérer de nombreux ballons hauts. En deuxième période, il s’est offert deux passes décisives (62e et 90+3).
Arsenal récite sa partition
Laissé tranquille par les nombreuses blessures, Mikel Arteta retrouve progressivement un effectif complet pour son plus grand bonheur. Avec un plan de jeu clair, les Gunners réussissent à faire mal aux formations qu’ils rencontrent. City a subi un contre pressing permanent et des séries de vagues offensives pendant les temps forts des rouges et blanc. Deux chiffres résument à eux seuls la forme actuelle des Londoniens. 14 matchs consécutifs sans défaites pour Arsenal en championnat, un record pour Mikel Arteta, encore plus représentatif, sa formation n’a plus perdu contre des clubs du «Big 6» lors des 17 derniers affrontements. Liverpool a intérêt à rester solide, avec Arsenal en embuscade, tout est possible.
FLOPS
Guardiola sans voix
Quand ça ne passe plus, ça ne passe plus. Combien de temps avant que Manchester City le remercie, combien de temps avant qu’il jette lui-même l’éponge ? Les matchs se suivent et se ressemblent pour l’un des plus grands coachs de l’histoire. Sans solutions aucunes, Pep Guardiola n’est que spectateur des déboires de sa formation. La mine défaite, le tacticien espagnol n’a plus les mots. Énième humiliation subie par les Citizens cette saison. Cela faisait plus de 20 ans qu’Arsenal n’avait pas passé quatre buts à Manchester City. Merci Monsieur mais il est de temps de dire stop.
Stones catastrophique
À l’inverse de ses homologues, John Stones n’a pas respiré la sérénité. Héros du dernier affrontement face à Arsenal, Le Britannique s’est mué en bourreau. Outre des relances ratées et une lenteur abyssale face aux percées des ailiers d’Arsenal, le défenseur de 30 ans est responsable de l’ouverture du score d’entrée de ses adversaires en donnant un ballon dangereux à Manuel Akandji dos au jeu (2e).
Ortega pas mieux
Un coup titulaire, un coup remplaçant, visiblement Ortega souffre lui aussi de cette alternance dans les buts avec Ederson. Contre Arsenal, le portier Allemand a perdu ses moyens et donné l’impression qu’il disputait son premier match professionnel. Il a multiplié les erreurs de relances et a failli plus d’une fois être puni (26e, 30e). Au bout de la cinquième erreur grossière, même son entraîneur a baissé les bras et a arrêté de le reprendre. S’il a sorti quelques beaux arrêts en fin de rencontre, il est parti à cinq reprises chercher le ballon au fond de ses filets.
Marmoush pas au niveau
Il était l’un des joueurs les plus courtisés en Europe après une première partie de saison excellente avec Francfort. Recruté cet hiver pour 75 millions, on attendait forcément de voir Omar Marmoush effectuer ses débuts avec sa nouvelle formation. S’il a livré une partie très correcte face à Chelsea pour ses premières minutes, contre Arsenal ce fut une autre histoire. Volontaire et disponible, l’ailier Égyptien n’a jamais fait de vraies différences et a souvent été repris par la défense. Face à l’impasse il a logiquement cédé sa place (72e). On attend mieux, beaucoup mieux de lui.