Le Figaro Nice
Vendredi matin, aux alentours de 11h10, une série de cinq détonations a été entendue au niveau de l’avenue de la Méditerranée, dans le quartier sensible des Moulins, à Nice. Il s’agissait vraisemblablement de tirs d’arme à feu. Avisée par des témoins de la présence de sept individus cagoulés dans la cité, la police a aussitôt dépêché sur place plusieurs de ses effectifs.
C’est ainsi que trois individus ont été interpellés et placés en garde à vue. Une autre personne a par ailleurs été découverte avec une blessure importante au visage. Elle a été hospitalisée. On ignore à ce stade si cette blessure à un lien avec les détonations et, in fine, avec un possible règlement de comptes sur fond de trafic de stupéfiants. Une activité fleurissante dans le quartier, en dépit de la mobilisation sans relâche des autorités. Aucune arme ni aucune douille n’ont cependant été retrouvées sur place. Une enquête a été ouverte par le parquet de Nice.
Du grabuge de l’autre côté de la ville
Ces dernières semaines, c’est plutôt de l’autre côté de la capitale azuréenne, dans les quartiers Bon Voyage et de l’Ariane, que la police a été particulièrement mobilisée. À plusieurs reprises, des commandos armés, pour certains en provenance de Marseille et de la région parisienne, ont fait irruption dans le dédale des tours d’habitations, usant de leurs calibres à loisir. Lundi encore, huit de ces jeunes caïds, dont un mineur, ont été interpellés et placés en garde à vue. «Selon les tout premiers éléments, au moins une kalachnikov, un fusil à pompe et trois matraques télescopiques ont été saisis outre différents objets (masques, gants en latex et tenues sombres)», avait alors fait savoir le procureur de Nice, Damien Martinelli. Et le magistrat de préciser que ces faits seraient susceptibles de s'inscrire «dans une volonté de reprise de points de vente de stupéfiants récemment démantelés par une opération d'ampleur menée notamment rue Fenoglio de Briga par le SLPJ 06».