Angers fête ses « madeleines de Proust » au festival d’arts de rue des Accroche-cœurs

Angers fête ses « madeleines de Proust » au festival d’arts de rue des Accroche-cœurs

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Le temps d’un week-end à Angers, les théâtres de plein air se mélangent aux représentations musicales burlesques et aux shows pyrotechniques. S. P./Ville d'Angers - Thierry Bonnet/S. P.

REPORTAGE - À Angers, la rentrée se vit pour la 25e fois au rythme d’un festival d’arts de rue devenu incontournable. Du 12 au 14 septembre, les Accroche-Cœurs soufflent leurs bougies en chansons, rires, danses et souvenirs d’enfance.

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Un quart de siècle déjà que les Angevins renouent à la rentrée avec ce rendez-vous festif. L’édition 2025, placée sous le signe des « madeleines de Proust », invite toutes les générations à se réunir autour d’un même grand spectacle. Place du Ralliement, sur les bords de la Maine ou dans le quartier historique de la Doutre, la ville se mue le temps d’un week-end en un théâtre à ciel ouvert.

Samedi matin, malgré une météo capricieuse, les voix enfantines de la Maîtrise des Pays de la Loire attirent l’oreille des premiers curieux sur la place de la Rochefoucauld. Quelques rues pavées plus loin, la compagnie Armutan plongeait le public dans un western en plein air, calèche d’époque et piano saloon à l’appui. Entre deux représentations, les familles s’attablent autour d’une fouée bien chaude - spécialité culinaire angevine - avant de poursuivre leur déambulation, très vite interrompue par l’arrivée de Ginette Rebelle. Comme Yvette Horner, championne du monde d’accordéon en 1948, elle joue de son instrument à vent sur le toit de sa petite voiturette.

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De la musique et des spectacles pyrotechniques

Les grands-parents se remémorent les kermesses de leur enfance, les parents immortalisent la scène avec leur smartphone et les enfants tapent dans leur main. Les Accroche-Cœurs revendiquent plus que jamais leur dimension intergénérationnelle. « Nous voulons créer une communion. Vendredi soir lors de la soirée de lancement, nous étions plusieurs milliers à danser lors de la DiscoBalls sur des tubes du groupe Abba », se réjouit Nicolas Dufetel, adjoint à la Culture à la ville d’Angers.

Pour célébrer ses 25 ans, le festival souffle ses bougies de manière spectaculaire : vendredi soir un grand cœur de feu s’est embrasé dans le centre-ville. La pyrotechnie occupe une place importante. Tout au long du week-end sur l’esplanade Cœur de Maine, la compagnie La Machine détourne les codes des fêtes foraines avec la pêche à la flamme, le tir à la chandelle, ou ses catapultes qui embrasent leur cible des flammes à chaque lancé réussi.

Une majorité d’artistes locaux

Plus de 125 représentations se dérouleront sur l’ensemble du week-end, regroupant près de 300 artistes, professionnels et amateurs, pour un budget de 700.000 euros portés par la ville. L’événement vise aussi à promouvoir les artistes locaux. Plus de la moitié d’entre eux sont originaires des Pays de la Loire.

Pour valoriser les amateurs, le dispositif « Adopte un artiste » ouvre les portes des commerces du centre-ville à des musiciens, comédiens ou conteurs encore peu connus. Le public, invité à voter via un QR code, désignera son « coup de cœur ». La troupe lauréate intégrera alors la programmation professionnelle de l’an prochain.

Dimanche, les représentations des fanfares locales, des acrobates et des comédiens se poursuivront jusqu’en fin d’après-midi, avec le même objectif que la veille : embaumer la ville d’un doux parfum d’enfance.

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