ENTRETIEN - Le chanteur australien sort un nouvel album exalté, enregistré avec son groupe, les Bad Seeds.
Depuis dix ans, l’Australien avait choisi de ne plus parler à la presse. Les morts successives de deux de ses fils, Arthur en 2015 et Jethro, en 2022, l’avaient contraint au silence. Après une série d’albums époustouflants et marqués par ces deuils, le chanteur a choisi de faire rugir son groupe de 40 ans sur l’excellent Wild God, un des disques les plus exubérants de sa longue carrière. Calme et posé, attentif à son interlocuteur, souvent drôle, Nick Cave nous a reçu longuement dans un hôtel chic de Chelsea. «Je suis toujours heureux de parler aux personnes qui connaissent mon travail», nous explique-t-il en préambule. Religion, politique, famille, le sexagénaire aborde chaque sujet avec grâce et intelligence, ce qui donne une tonalité rare à ces 80 minutes de conversation nourrie.
LE FIGARO. - Votre nouvel album, Wild God, est à la fois surprenant et réconfortant. Étonnamment réconfortant, pourrait-on dire.
Nick CAVE - Je n’ai jamais entendu notre musique qualifiée de la sorte. Mais je…