Après avoir publié en 2024 Une histoire globale des sports olympiques (Editions Atlande), Michaël Attali, professeur à l’université Rennes-II, où il dirige le laboratoire Vips2 (Valeurs, innovations, politiques, socialisations et sports), récidive avec Une histoire des sports olympiques d’hiver, toujours avec le même éditeur (29 euros).
Codirigé avec deux autres universitaires Yohann Fortune (Rennes-II), Louis Violette (La Réunion) l’historien du sport analyse pour la première fois les Jeux d’hiver par les disciplines qui les composent.
En quoi cette entrée inédite par les sports au programme permet de mieux comprendre ce qui se joue autour des JO d’hiver ?
On prend souvent les Jeux de manière globale, mais l’entrée par les sports permet à la fois de voir les rapports de force entre le CIO (Comité international olympique) et les fédérations internationales mais aussi les enjeux qui participent à façonner un programme. Pour les Jeux d’hiver, ce dernier interroge les fondements mêmes de l’olympisme, c’est-à-dire la question de l’universalisme, celle de l’internationalisation et l’équité des forces.
C’est un événement qui se veut mondial, parmi les plus grands qu’on puisse organiser, et pourtant il concerne finalement peu de pays, est réduit à quelques sports (8 pour cette édition 2026 contre 32 à Paris 2024), contrairement aux Jeux d’été. Bref, ça interroge jusqu’à sa légitimité et ce n’est pas pour rien que le CIO...