Le Hezbollah dit avoir "le droit de répondre" à l'assassinat de son chef militaire par Israël

Le Hezbollah réplique après l'assassinat par Israël de son chef militaire, Haitham Ali Tabatabai, tué dimanche dans une frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion de la formation pro-iranienne. Naïm Qassem a dénoncé "une agression flagrante", vendredi 28 novembre, dans un discours diffusé sur la chaine al-Manar du Hezbollah.

"Que l'ennemi israélien et ceux qui sont avec lui le comprennent comme ils veulent (...) Il est de notre droit de répondre, et nous déciderons du moment" de le faire, a-t-il poursuivi. Le Hezbollah dit respecter depuis un an le cessez-le-feu qui a mis fin à sa dernière guerre avec Israël.

Le chef militaire a été tué alors qu'il était "en réunion" avec quatre de ses assistants pour "préparer une action à venir", a révélé cheikh Qassem. Haitham Ali Tabatabai est le plus haut responsable du Hezbollah tué depuis la fin, le 27 novembre 2024, de la guerre, durant laquelle de nombreux responsables de la formation chiite ont été tués par Israël, dont son puissant chef Hassan Nasrallah.

Son assassinat est intervenu alors qu'Israël a intensifié ces derniers temps ses frappes sur le territoire libanais malgré le cessez-le-feu, disant viser des membres ou infrastructures du Hezbollah qu'il accuse de se réarmer, ce que le mouvement dément.