Secouée comme un pruneau dans son siège et à l’intérieur d’un bateau qui tape inlassablement dans les vagues, Samantha Davies a traversé un moment éprouvant dans les mers du sud. La navigatrice britannique, qui occupe la 13e place au classement ce vendredi, a dévoilé une vidéo qui permet de mesurer l’inconfort dans les monocoques de dernière génération.
«On est au près, il y a 25 à 30 nœuds de vents et ça tape super fort», explique la native de Portsmouth qui avait terminé 4e de l’édition 2008-2009. «C’est hyper dur à passer ces vagues. Le bateau fait des sauts de kangourou et j’ai ralenti. Quand on ralentit, le bateau revient à plat et tape plus. C’est un peu la punition aujourd’hui», ajoute celle qui est aux commandes d’Initiatives-Cœur, un Imoca de dernière génération, sorti du chantier en 2022.
Des chocs à répétition et un bruit incessant
La navigatrice, qui compte cinq tours du monde à son compteur, donne plus de détails sur les conditions difficiles à bord, entre le froid, l’humidité, les secousses permanentes et un bruit omniprésent, qui l’obligent à porter souvent un casque. Un environnement loin d’être agréable même si tous les marin ont voulu se confronter à ces éléments depuis le départ le 10 novembre dernier des Sables-d’Olonne.
C’est impossible de bouger dans le bateau.
Samantha Davies
«C’est impossible de bouger dans le bateau. On n’avance pas très vite mais la mer est hyper violente. Donc je reste scotchée dans mon siège qui amortit un peu mais pas tout», lâche dans un sourire l’ingénieure diplômée de l’université de Cambridge qui n’avait, jusqu’alors, pas cessé de faire des grimaces à chaque fois qu’un choc se produisait dans la séquence vidéo.
À lire aussi Vendée Globe : position, classement, la cartographie de la course en direct
«C’est la journée difficile aujourd’hui. C’est ça le Vendée Globe», conclut-celle qui est parainnée dans son tour du monde par Thomas Pesquet. Samantha Davies n’est pas au bout de ses peines. Son bateau n’a parcouru qu’un peu plus de la moitié du parcours prévu dans les mers du Sud. La grande délivrance avec le passage du Cap Horn, n’interviendra pas avant de longues journées.