Une petite augmentation qui en annonce une autre ? Après plusieurs semaines de baisse, les prix des carburants sont repartis à la hausse la semaine dernière en France, selon les chiffres du ministère de la Transition écologique publiés ce lundi. L’essence comme le gazole sont concernés.
Dans le détail, si l’essence avait atteint mi-décembre ses tarifs les plus bas depuis plus de trois ans, elle a repris plusieurs centimes la semaine dernière. Le litre de sans plomb 95-E10, l’essence la plus vendue, s’affichait ainsi vendredi dernier à 1,6326 euro en moyenne en France, en hausse de 3,3 centimes sur une semaine. Côté diesel, le litre de gazole - qui représente 65% des volumes de ventes de carburants - a également augmenté de 3 centimes d’euro ; il coûte ainsi aujourd’hui 1,5601 euro en moyenne.
Passer la publicitéLa raison de ce léger rebond est à chercher du côté des cours du pétrole. Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, la référence européenne, a augmenté la semaine dernière de près de 2 dollars, poussé par l’escalade des tensions entre les États-Unis et le Venezuela - qui détient officiellement les plus grandes réserves prouvées d’or noir au monde. Les prix à la pompe demeurent néanmoins encore largement inférieurs à leurs niveaux de fin novembre. Ils avaient atteint un pic, à quelque 1,70 euro le litre de sans plomb 95-E10 comme de gazole en France.
Évolution des certificats d’économie d’énergie au 1er janvier
Mais les automobilistes français doivent s’attendre à un nouveau renchérissement des prix à la pompe en début d’année, un peu plus important. Ils devraient en effet augmenter de 4 à 6 centimes d’euro le litre à compter du 1er janvier, a averti l’Union française des industries pétrolières (Ufip) fin novembre, conséquence de l’évolution du dispositif des certificats d’économie d’énergie (CEE).
Créé en 2005, ce dispositif - qui pèse actuellement environ 11 centimes dans le prix du litre de carburant - oblige les fournisseurs d’électricité, de gaz et de carburant à financer des actions qui permettent de réduire de manière pérenne les factures énergétiques des ménages ou des entreprises. Cette obligation sera revue à la hausse par le gouvernement à compter du 1er janvier. Selon Francis Pousse, président des stations-service et énergies nouvelles au sein du syndicat professionnel Mobilians, la répercussion de cette évolution des CEE sur les prix à la pompe devrait s’étaler sur les quinze premiers jours de janvier.