Sorte de petits navires sans équipage pilotés à distance, des drones navals opèrent en mer Noire depuis le début de la guerre d'invasion russe en Ukraine. Dans la matinée samedi 29 novembre, un pétrolier, considéré comme appartenant à la flotte fantôme russe, y a été attaqué par un de ces engins, a annoncé le ministère turc des Transports. Le navire "a subi des dommages mineurs sur son flanc tribord, au-dessus de la ligne de flottaison", a précisé le ministère, soulignant qu'"aucun incendie ne s'est déclaré à bord". "L'équipage est sain et sauf", a-t-il ajouté.
La veille, ce même navire, nommé Virat, avait déjà été visé par une attaque similaire. Un autre pétrolier, le Kairos, a également été touché vendredi, alors qu'il faisait route vers le port russe de Novorossiïsk. Selon les autorités turques, le premier se trouvait "à environ 35 milles nautiques [environ 65 km] au large des côtes de la mer Noire" quand il a été attaqué, et le second "à 28 milles nautiques de nos côtes", soit un peu moins de 52 km.
Battant tous deux pavillons gambiens, ces pétroliers font l'objet de sanctions occidentales en raison de leur transport de pétrole depuis les ports russes, malgré l'embargo décrété après l'invasion russe de l'Ukraine, en février 2022.
Un terminal pétrolier touché dans le sud de la Russie
Un important terminal pétrolier qui se trouve à proximité du port de Novorossiïsk, dans le sud de la Russie, a également annoncé samedi matin avoir été visé par un drone naval. Dans un communiqué, son exploitant, le Caspian Pipeline Consortium (CPC), a annoncé interrompre ses activités. "A la suite d'une attaque terroriste ciblée par des bateaux sans pilote (...) le point d'amarrage unique n°2 a subi des dommages importants", a expliqué l'entreprise, qui gère environ 1% de l'approvisionnement mondial en pétrole.
"Les opérations de chargement et autres ont été arrêtées et les pétroliers ont été détournés en dehors des eaux du CPC. Aucun membre du personnel ou sous-traitant du CPC n'a été blessé", ajoute-t-elle dans un communiqué.