Conflit entre la Thaïlande et le Cambodge : que risquent les voyageurs français ?
Une nouvelle vague d’affrontements entre la Thaïlande et le Cambodge inquiète les voyageurs. Que vous partiez bientôt ou soyez déjà sur place, voici l’essentiel à retenir.
Passer la publicité Passer la publicitéLes tensions entre la Thaïlande et le Cambodge connaissent une nouvelle escalade. Depuis le 7 décembre 2025, plus d’un demi-million de personnes ont fui les régions proches de la frontière, où des tirs d’artillerie ont éclaté autour des temples khmers contestés — un épisode de plus dans un différend territorial ancien entre les deux pays.
Alors que la saison hivernale attire chaque année de nombreux touristes français en Asie du Sud-Est, la Thaïlande demeure l’une des destinations les plus populaires, souvent combinée avec un séjour au Cambodge ou au Vietnam. Mais la reprise des combats fait planer une certaine incertitude : si la majorité du pays reste sûre et accessible, les zones frontalières exigent davantage de prudence.
Zones à éviter et recommandations officielles
Selon une mise à jour du ministère français des Affaires étrangères datée du 12 décembre 2025, il est déconseillé de se rendre dans un rayon de 50 kilomètres autour de la frontière. Cela inclut notamment certains sites touristiques khmers proches des zones disputées.
Les grandes destinations touristiques de Thaïlande – Bangkok, Chiang Mai, Phuket, Koh Samui, Krabi, Pattaya ou encore Ayutthaya – restent ouvertes et accueillent normalement les visiteurs, comme le confirme l’Office national du tourisme de Thaïlande.
Au Royaume-Uni, le Foreign Office recommande d’éviter tout déplacement non essentiel dans les provinces de Pattani, Yala et Narathiwat, ainsi que sur la ligne de train Hat Yai–Padang Besar. Ne pas suivre ces consignes peut entraîner l’invalidation de l’assurance voyage.
Côté cambodgien, France Diplomatie appelle à «la plus grande vigilance» dans les provinces du nord et de l’ouest, notamment autour de Siem Reap (y compris Angkor) et Battambang. La frontière terrestre avec la Thaïlande reste pour l’heure fermée, empêchant tout passage routier entre les deux pays.
Agences de voyage : un discours rassurant
Les professionnels du secteur se veulent rassurants. Chez Evaneos, plateforme de voyages sur mesure, les agences partenaires évoquent « des risques faibles pour les voyageurs à condition d’éviter la frontière ».
Passer la publicité« De nombreux voyageurs se sont rendus en Thaïlande depuis juin, sans incident ni retour négatif », précise la plateforme, pour qui la destination reste la plus demandée cet hiver. En revanche, les demandes pour le Cambodge auraient reculé depuis le début du conflit, plusieurs voyageurs préférant modifier ou annuler leurs circuits combinés.
Guides locaux : prudence mais sérénité
À Bangkok, Tom Jiratiwa, guide privé en Thaïlande, constate quelques inquiétudes. « Le gouvernement thaïlandais et l’armée royale limitent les accès aux zones sensibles. Tant que les visiteurs respectent les restrictions, il n’y a rien à craindre », affirme-t-il.
À Siem Reap, dans le nord-ouest du Cambodge, Vorn Vuthy, 33 ans, guide francophone pour l’agence Cambodge Circuit, recommande la prudence et confirme que plusieurs zones sont interdites — Preah Vihear, Pusat, Banteay Meanchey, Oddar Meanchey ou Battambang. En revanche, Phnom Penh, Kampot ou le littoral restent accessibles et accueillent des touristes « dans le calme ».
Ce qu’il faut retenir avant de partir
Pour les voyageurs français, la vigilance reste de mise mais la plupart des destinations majeures ne sont pas concernées. Avant tout départ, il est recommandé de consulter régulièrement le site France Diplomatie, de s’enregistrer sur Ariane et de suivre les consignes locales.
Les grandes stations balnéaires et capitales culturelles du royaume continuent d’accueillir des visiteurs, dans une atmosphère globalement paisible.
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EN VIDÉO - Pourquoi la Thaïlande et le Cambodge s’affrontent-ils ?