Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Placé sous haute surveillance, un site d'Orange à Marseille (Bouches-du-Rhône) est cerné par la police mardi 6 janvier. Le week-end du réveillon, il a été visé par des tirs à balles réelles. Au total, une dizaine d'impacts se trouvent sur le bâtiment. Et, signe de la dangerosité, des vitres du rez-de-chaussée et du 2e étage ont été transpercées. Le site reste ouvert à ses 1 000 salariés, arrivés pour certains peu rassurés. "Ça nous inquiète parce que on ne se sent pas en sécurité. Ce n'est pas encourageant de recevoir des balles sur votre lieu de travail. Et ce n'est pas la première fois", confie l’un d’entre eux.
Pas de déménagement prévu pour Orange
Le site était vide le jour des échanges de tirs. Il se situe dans le quartier populaire de Saint-Mauront à Marseille, touché depuis des années par le trafic de drogue. En décembre déjà, le site avait été fermé 15 jours après des risques d'affrontement entre bandes rivales.
Face à cette tension qui est montée d'un cran, les syndicats demandent le transfert des salariés vers d'autres bureaux marseillais. "On ne nous a pas donné le choix de venir ou pas, on nous a imposé de venir. Ceux qui nous ont imposé doivent assumer maintenant. Est-ce qu'ils vont réagir quand il y aura un mort ou vont-ils enfin assumer avant ?", interroge Laurent Bedrossian, délégué CFE-CGC d'Orange à Marseille. Selon la direction d'Orange, les salariés qui le souhaitent peuvent avoir recours au télétravail, mais aucun déménagement n'est prévu pour le moment.