«Anarchie», «niveau de violence inédit»... Au Kenya, la colère d’une jeunesse connectée et exigeante

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Un manifestant fait face aux forces de l’ordre, le 25 juin à Nairobi, lors de la protestation contre un projet de budget Monicah Mwangi / REUTERS

DÉCRYPTAGE - Les protestations mardi à Nairobi contre un projet de budget ont été violemment réprimées, laissant 22 morts. Le président a retiré la loi sans pour autant totalement apaiser des manifestants englués dans des difficultés économiques.

La crise sanglante qui a déchiré le Kenya ces derniers jours met en avant deux phénomènes de l'Afrique d'aujourd'hui. L'importance de la jeunesse et le poids de la dette qui mine des économies en plein essor. Conjugués, les deux facteurs conduisent facilement les États à l'ébullition. Le président William Ruto l'a compris.

Mercredi, il retirait son projet du budget. Ce texte, prévoyait notamment une TVA de 16% sur le pain et une taxe annuelle de 2,5% sur les véhicules particuliers. Présenté le 13 juin, il a mis le feu aux poudres, lançant des milliers de jeunes kenyans dans les rues en moins de deux semaines, prenant de court le pouvoir avant que la contestation ne sombre dans une violence meurtrière.

Police débordée

Mardi, les manifestants ont forcé la route vers le centre la capitale Nairobi, s'ouvrant le saint des saints du pouvoir kenyan, un complexe abritant l'Assemblée nationale et le Sénat, dont certains bâtiments ont été incendiés et saccagés. Une attaque que l'on avait jamais vue depuis l'indépendance…

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Информация на этой странице взята из источника: https://www.lefigaro.fr/international/au-kenya-la-colere-d-une-jeunesse-connectee-et-exigeante-20240627