Stade Français - Clermont : Carbonel sort du bois, Ceyte en manque de jus... Les tops et les flops

Tops

Le Stade Français évite de s'enfoncer dans la crise

Lanterne rouge du Top 14 après le succès de Vannes contre Castres samedi après-midi (34-28), le Stade Français n'avait pas le droit à l'erreur dans son antre de Jean-Bouin face à l'ASM Clermont, sous les yeux de son président Hans-Peter Wild, qui avait fait le déplacement pour la première fois de la saison. Dominateurs dans les zones d'affrontements et le jeu d'avants, les Parisiens, sans se montrer flamboyants et précis dans les zones de marques, sont parvenus à construire leur succès patiemment, en se nourrissant de l'indiscipline criante des Jaunards. 

L'arrière international Léo Barré a allumé une première brèche (16e), bien aidé par le gros travail de son ailier Samuel Ezeala, avant que Louis Carbonel ne permette de creuser l'écart juste avant la pause (35e). Au retour des vestiaires, les hommes de Laurent Labit ont dominé les débats de bout en bout, plantant trois nouvelles banderilles par l'intermédiaire de Lucas Peyresblanques (55e), Peniasi Dakuwaqa (64e) et Juan John van der Mescht (72e), synonymes de bonus offensif. Mieux, les Parisiens n'ont pas encaissé le moindre point durant la seconde période. Avec cette victoire à 5 points, les Parisiens remontent à la onzième place (14 points).

Louis Carbonel, enfin un match référence sous ses nouvelles couleurs

Arrivé dans la capitale en tant que recrue phare, l'intégration de Louis Carbonel au Stade Français a fait couler beaucoup d'encre depuis cet été. Notamment en raison de plusieurs sorties manquées qui l'ont fait passer sur le banc des remplaçants. Face à Clermont, l'ancien Toulonnais, passé également par le MHR, a enfin sorti une copie pleine, illustrée notamment par une prise d'intervalle bien sentie après un gros travail de ses avants qui pilonnent la ligne clermontoise (33e). Solide face aux perches (4/5, 14 points), l'ouvreur parisien espère sans doute qu'un nouveau chapitre vient de s'ouvrir pour lui avec les soldats roses. Bautista Delguy a également écopé d'un carton jaune pour un plaquage dangereux sur lui (48e). Remplacé sous les applaudissements de Jean-Bouin par Zach Henry (65e).

Juan John van der Mescht était partout

Un match de patron pour le puissant deuxième-ligne sud-africain. Face à Clermont, Juan John van der Mescht a fait parler sa puissance pour mettre les siens dans l'avancée, parcourant 41 mètres ballon en main. Rugueux à l'impact, il a constamment mobilisé deux défenseurs clermontois pour le stopper, ouvrant ainsi des espaces à ses partenaires. Sa prestation est récompensée d'un essai en fin de match (72e), après avoir bénéficié d'une interception de Yoan Tanga sur une passe mal ajustée d'Anthony Belleau. Un titulaire indiscutable aux côtés du capitaine Paul Gabrillagues dans la cage parisienne.

Flops

Clermont ne pouvait espérer mieux avec une telle indiscipline

Avec quatorze pénalités sifflées contre elle par M. Charabas, l'ASM Clermont a montré un bien pâle visage dans l'écrin parisien pour espérer y ramener un résultat. Symboles de cette indiscipline criante, le talonneur Folau Fainga'a (30e) et l'ailier Bautista Delguy (48e) ont écopé d'un carton jaune. Le premier pour une faute cynique devant son en-but pour ralentir le jeu parisien, le second pour un plaquage non maîtrisé et dangereux sur Louis Carbonnel. Malgré cette pluie de pénalités, les Parisiens ont constamment fait le choix d'aller en touche. Des choix souvent non-payants qui leur ont fait laisser filer des points en route. L'addition aurait donc pu être encore plus salée pour les Jaunards, qui n'ont toujours pas inscrit le moindre point en championnat hors de leurs bases.

Thomas Ceyte, symbole de l'impuissance des Jaunards

Joueur le plus utilisé par Christophe Urios et son staff depuis le début de la saison, Thomas Ceyte a semblé émoussé de ses efforts dans la capitale. Samedi soir, le deuxième-ligne a été pénalisé à trois reprises, dont un plaquage sans ballon grossier devant sa ligne, alors que ses partenaires avaient tenu bon et étaient parvenus à se dégager. Remplacé à la 52e minute par Peceli Yato qui, comme l'ensemble des avants clermontois, a été dominé par les Parisiens dans les zones d'affrontements.