Casse du Louvre : la "vulnérabilité" du balcon utilisée par les cambrioleurs pointée dès 2018 dans un audit, selon "Le Monde"

Un audit de sûreté faisait état dès 2018 du "point de vulnérabilité" que représentait le balcon du Louvre par lequel sont entrés les cambrioleurs pour dérober les bijoux lors du casse du 19 octobre, affirme Le Monde mardi 25 novembre.

Contactée par l'AFP dans la soirée, la direction du célèbre musée parisien n'a pas donné suite dans l'immédiat. Mais elle a assuré au journal n'avoir eu connaissance de ce rapport qu'après le cambriolage, c'est-à-dire quatre ans après l'arrivée de Laurence des Cars à la tête de l'établissement.

Selon Le Monde, cet audit de sûreté réalisé en 2018 par le joaillier Van Cleef & Arpels pour le musée avait décrit avec précision la faille potentielle que représentait le balcon emprunté le 19 octobre et son accès possible par un monte-charge.

Ces détails correspondent au mode opératoire des malfaiteurs : grâce à une nacelle, ils sont parvenus à se hisser jusqu'au balcon de la galerie d'Apollon, puis ont brisé la fenêtre à l'aide d'une disqueuse pour ensuite dérober huit joyaux de la Couronne de France. Le butin, estimé à 88 millions d'euros, reste à ce jour introuvable.

Un mois après ce casse spectaculaire, quatre nouveaux suspects ont été interpellés mardi et placés en garde à vue. Trois personnes soupçonnées d'avoir directement participé au casse avaient déjà été mises en examen et écrouées. Une quatrième, présentée comme la compagne d'un des suspects, avait été placée sous contrôle judiciaire.