La passe d’armes de Milan-San Remo entre Mathieu Van der Poel et Tadej Pogacar a marqué les esprits. Le Slovène frustré (3e), dominé par le Néerlandais, a, ce mercredi, mis fin au suspense. Il prolongera sa campagne de classiques avec le Tour des Flandres (6 avril) et Paris-Roubaix (13 avril). Pogacar découvrira donc "l’enfer de Nord".
Thierry Gouvenou, directeur de course de Paris-Roubaix se réjouit de la nouvelle : «C’est un défi à la hauteur de son talent. Mais ce n’est pas gagné d’avance. Il remporte beaucoup de courses mais là il va rencontrer un parcours qui n’est pas tout à fait pour lui. Je pense que c’est ce qui le motive, marquer l’histoire du cyclisme. Il y a bien longtemps qu’il n’y a pas eu un vainqueur du Tour au départ avec la capacité d’aller gagner Paris-Roubaix.»
Bernard Hinault, dernier vainqueur du Tour lauréat de Paris-Roubaix
Greg LeMond dans les années 1990. Bradley Wiggins dans les années 2010 se sont mesurés au monument. Le dernier vainqueur du Tour lauréat de Paris-Roubaix reste Bernard Hinault, en 1981. Avec le maillot de champion du monde sur le dos... Comme Pogacar cette année.
Thierry Gouvenou éclaire : «Il va avoir des adversaires très coriaces. Si Van der Poel est au summum de son art, ce sera très difficile pour Pogacar mais avec les circonstances de course, il fera évidemment partie des favoris. C’est un vrai défi. Un défi à la hauteur de son talent. Et ça ne va pas se faire dans la facilité. Si un jour il vient à gagner cette épreuve, ce sera dans la difficulté. C’est ce qu’on attend tous, spectateurs, téléspectateurs, voir les champions en difficulté. Cette course risque de le rendre encore plus grand.»