Le chef de l'Eglise anglicane Justin Welby annonce sa démission, après un rapport accablant sur la pédocriminalité dans l'institution religieuse

Une décision fracassante. Le chef spirituel des anglicans, Justin Welby, a annoncé, mardi 12 novembre, sa démission, après la publication d'un rapport accablant sur le traitement par l'Eglise d'Angleterre d'agressions physiques et sexuelles commises sur plus d'une centaine d'enfants et de jeunes hommes.

"J'espère que cette décision montre clairement à quel point l'Eglise d'Angleterre comprend la nécessité d'un changement, et notre engagement profond à créer une Eglise plus sûre", a écrit Justin Welby dans un communiqué. Ces agressions ont été commises par un avocat dans le cadre de ses activités avec l'Eglise d'Angleterre entre les années 1970 et le milieu des années 2010.

Plusieurs responsables religieux anglicans avaient appelé depuis quelques jours Justin Welby, archevêque de Canterbury, à démissionner dans la foulée de ce rapport. Entre les années 1970 et le milieu des années 2010, John Smyth, un avocat qui présidait une association caritative gérant des camps de vacances avec l'Eglise d'Angleterre, est accusé d'avoir agressé 130 garçons et jeunes hommes au Royaume-Uni puis en Afrique, notamment au Zimbabwe et en Afrique du Sud, où il s'était installé.

Si le sommet de l'Eglise a été officiellement informé de ces faits en 2013, des responsables du culte en avaient eu connaissance dès le début des années 1980 mais les ont tus dans le cadre d'une "campagne de dissimulation", a conclu une enquête commanditée par l'Eglise, dans un rapport publié jeudi dernier.