C’est juste un acte de plus. Dans la nuit du 3 au 4 mai dernier, la façade du centre LGBTI + Iskis, à Rennes, a été visé par des jets de ballons remplis de peinture blanche. Un tag a aussi été inscrit sur la devanture et la serrure de la porte d’entrée a été engluée de colle. « On a dû faire changer la serrure et annuler toutes les activités et rendez-vous prévus ce jour-là », soupire Emma Guiguen, la présidente du lieu. « On a aussi reçu un message de menaces sur notre site Internet quelques jours plus tard : juste sous le communiqué de presse où nous dénoncions ces agissements, une personne a écrit un commentaire disant qu’elle allait venir brûler le centre LGBT », ajoute la militante.
L’acte n’est pas isolé : le centre avait déjà été la cible de jets de peinture blanche deux semaines plus tôt, dans la nuit du 20 au 21 avril. Cette nuit-là, l’escalier arc-en-ciel de l’université de Rennes-II, œuvre du street artiste Mya et symbole de l’inclusion des personnes LGBT +, a également été vandalisé. Les marches colorées ont été entièrement recouvertes de peinture blanche. Au bas de l’escalier a aussi été tagué le message homophobe « Union pédale »,...