Didier Deschamps quittera l’équipe de France à l’issue de la Coupe du monde 2026 aux États-Unis si son équipe se qualifie et quel que soit le résultat après un règne de près de 15 ans ans en sélection. Même si rien n’a été officialisé, Zinédine Zidane devrait prendre la succession de son ancien coéquipier de France 98. Une perspective qui n’enchante pas plus que ça Pierre Menès qui a longtemps suivi les Bleus pour le quotidien L’Équipe lorsque «Zizou» était à la baguette du jeu tricolore.
«Quand Saint Zidane va arriver à la tête de l’équipe de France...»
S’exprimant dans son émission Face à Pierrot dans laquelle il répond aux questions des internautes, Pierre Menès a surtout voulu mettre en garde contre un emballement excessif autour de Zidane comme sélectionneur. «Tout ce qu’on sait c’est que quand Saint Zidane va arriver à la tête de l’équipe de France, tout le monde va forcément et obligatoirement trouver tout formidable. Tout va être changé… Tu vas avoir le bal de tous les internationaux qui vont venir lui faire des lipettes, nous expliquant combien ça a été un joueur exceptionnel, et combien ce qu’il a fait avec le Real Madrid, en gagnant trois Ligues des Champions d’affilée, est un résultat fabuleux», prédit l’ancien chroniqueur de Canal+ qui anticipe aussi «un manque de respect à Didier Deschamps pour son parcours à ce moment-là.»
Passer la publicitéMenès prévoit un «état de grâce un peu indécent»
S’il ne conteste pas l’aura du champion du monde 1998, Pierre Menès rappelle que celui-ci n’a pas toujours développé un jeu spectaculaire avec le Real Madrid. «Je suis aussi pragmatique, je me souviens du Real de Zidane où ce n’était pas toujours extraordinairement flamboyant dans le jeu, et ça reposait beaucoup sur une attaque exceptionnelle : Bale, Benzema, Ronaldo. Ce n’est pas parce que Zidane va s’asseoir sur le banc à la place de Deschamps que l’effectif de l’équipe de France va changer. Je ne suis pas certain qu’il va aller nous trouver un joueur inconnu qui va débouler de nulle part», détaille Menès avant d’insister : «Il va y avoir un état de grâce absolument incroyable, peut-être même un état de grâce un peu indécent.»
Je ne porte pas l’homme Zidane dans mon cœur
Pierre Menès
En guise de conclusion sur le sujet, Menès reconnaît qu’il n’a jamais eu d’atomes crochus avec l’homme qu’il connaît bien pour l’avoir longuement suivi en tant que joueur mais ne rentre volontairement pas dans les détails. «Vous le savez, je ne porte pas l’homme Zidane dans mon cœur», explique-t-il en promettant toutefois de rester impartial dans ses chroniques futures : «Il n’empêche que je le jugerai de la façon la plus objective possible en tant qu’entraîneur. Tout ce que je sais c’est que quand il va arriver, tout va être par décret formidable pendant un long moment».