Anne de Guigné: «L’Europe n’aurait pas dû confier l’écologie à la finance»
Réarmement militaire, soutien à l’Ukraine, volonté de s’affirmer comme une puissance autonome… Sous la contrainte du revirement américain, l’Europe semble se réveiller de sa longue léthargie. Un sursaut bienvenu, qu’il reste encore à mettre en musique par une politique de financements communs dans la défense, l’interopérabilité entre les armées ou encore de soutien à l’industrie européenne de l’armement. En termes de méthode, Bruxelles peut s’appuyer sur un contre-exemple parfait : l’approche bureaucratique avec laquelle a été boutiqué en 2019 son « pacte vert » pour la transition écologique. Ce pacte répondait à une demande des citoyens. À partir des années 2010 a émergé, sur le Vieux Continent, un large consensus autour du lien entre les activités humaines et le dérèglement climatique et sur la nécessité de rectifier le tir. Cette aspiration a été déclinée par un objectif ambitieux : une réduction d’au moins 55 % des émissions nettes de gaz à effet de serre en 2030 par…
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