"La situation telle qu'elle se présente devant nous est très simple : ce que nous souhaitons, c'est un cessez-le-feu immédiat, inconditionnel", rappelle sur France Culture Jean-Noël Barrot, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères. Des délégations ukrainienne et américaine ont négocié de longues heures dimanche 30 novembre en Floride (États-Unis), autour d'un plan de paix dévoilé par les États-Unis fin novembre. Volodymyr Zelensky est reçu à l'Élysée par Emmanuel Macron lundi 1er décembre.
Une signature d'un cessez-le-feu "des bombardements incessants", permettra "l'ouverture de négociations", au cours desquelles "les questions territoriales, de garanties de sécurité, peuvent être abordées", estime Jean-Noël Barrot. La question d'un éventuel abandon de certains territoires ukrainiens, qui fait partie du plan américain, "est une décision qui appartient aux Ukrainiens et à eux seuls, selon le ministre. Personne n'est habilité à décider en lieu et place d'un peuple souverain."
Les agressions russes se multiplient
La rencontre entre Volodymyr Zelensky et Emmanuel Macron à l'Élysée sera d'ailleurs l'occasion de "faire un point dans un moment critique des négociations, que nous voulons voir avancer, ajoute Jean-Noël Barrot, à condition bien sûr, qu'elles respectent souveraineté, intégrité territoriale de l'Ukraine et sécurité européenne."
"C'est très simple : nous, nous voulons la paix. Mais la paix, ça ne se décrète pas, ça se prépare, ça s'organise", souligne le ministre. Il rappelle que "c'est précisément ce que nous faisons lorsque nous doublons les moyens que nous consacrons aux dépenses militaires", alors que "la Russie de Vladimir Poutine fait preuve d'une agressivité redoublée", depuis le début de la guerre. Jean-Noël Barrot évoque notamment les survols de drones ces dernières semaines au-dessus du territoire de l'Union européenne ou encore "les cyberattaques".
Selon le ministre, "la paix est à portée de main, à condition, bien sûr que Vladimir Poutine fasse le deuil de son fantasme impérialiste et colonial". Jean-Noël Barrot ajoute qu'un 20e train de sanctions économiques contre des intérêts russes est en préparation.