«Couleur chair», «Métropole»... Cette folie militante qui veut décoloniser la langue
La langue française est-elle un dangereux «outil de contrôle social anti-Noirs» ? À en croire le collectif Piment, auteur d’un Petit lexique en voie de décolonisation (Hors d'atteinte, 2020), la question ne laisse planer aucun doute. «Métis», «créole», «couleur chair»... Gare à celui qui oserait employer ces mots. Ils seraient le vecteur du «racisme institutionnel» présumé de notre pays. Afin d’endiguer ce fâcheux phénomène, une solution s’impose : l’épuration. Autrement dit, tailler le langage jusqu’à l’os pour rendre impossible la mauvaise pensée. Exemple : ne plus parler d'«émeutes» mais de «révolte» pour qualifier les violences urbaines de 2005 reviendrait à désavouer un «élément de langage employé par le pouvoir pour décrédibiliser la contestation sociale de minorités (…), qui plus est inscrit dans un continuum colonial». Un mal, des mots...
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