Srebrenica: "Lutter contre l'oubli et le déni"

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A la Une de la presse, les commémorations, aujourd’hui, du 30ème anniversaire du génocide de Srebrenica, où plus de 8 000 hommes et garçons musulmans ont été tués par les forces des Serbes de Bosnie.

En souvenir de la pire tuerie de masse commise sur le sol européen depuis la Seconde Guerre mondiale, Sarajevo Times annonce une journée de commémorations au parlement européen, où un vote est également prévu mercredi sur une résolution réaffirmant le soutien à la demande d’adhésion de la Bosnie-Herzégovine à l’UE, mais aussi l’inquiétude des Européens «face à l'impasse des réformes et à la rhétorique sécessionniste de la Republika Srpska», l’entité serbe de Bosnie, où se situe Srebrenica, et qui refuse toujours de reconnaître le génocide, tout comme la Serbie voisine dirigée actuellement par Aleksandar Vucic.

30 après le génocide, Libération s’est rendu Srebrenica, où les deux communautés, Serbes et Bosniaques, tentent de coexister. Le journal raconte une région sinistrée, où les proches des victimes du génocide peinent à combattre l’oubli et le déni, et où plus rien ne semble pouvoir être comme avant. «Avant la guerre, on allait les uns chez les autres pour les anniversaires, les mariages ou les enterrements. On mangeait et on vivait ensemble, on ne s’intéressait pas aux origines», raconte Fadila Efendic, qui gère aujourd’hui une boutique de souvenirs en face du cimetière où sont enterrés son fils et son mari, massacrés il y a trente ans. Un génocide que nie aujourd’hui le président la République serbe de Bosnie, Milorad Dodik, au pouvoir depuis bientôt vingt ans et qui incarne, selon Libé, «autant la dérive sécessionniste de sa Republika Srpska qu’il cristallise les tensions sécuritaires et les divisions ethniques».

Dans la presse, également, la visite d’Etat, à partir de demain, d’Emmanuel Macron au Royaume-Uni. La première pour un président français depuis 2008. Le Parisien/Aujourd’hui en France annonce une visite pour relancer «l’entente cordiale» entre la France et le Royaume-Uni. Une visite de «re-convergence», d’après les diplomates, consacrée aux questions de défense, à l’Ukraine et aux dossiers qui fâchent comme la pêche et surtout l’immigration. Alors que cette année 2025 atteint déjà un record avec plus de 20 000 personnes ayant traversé la Manche, la Grande-Bretagne reproche à la France de ne pas lutter suffisamment contre le phénomène. Côté français, un changement du cadre d’intervention semble toutefois en cours, comme en témoigne une vidéo diffusée en fin de semaine dernière par nos confrères de la BBC montrant des gendarmes du Pas-de-Calais crevant un canot pneumatique chargé de migrants, à coups de couteau. D’après Le Monde, «la crevaison des bateaux en mer n’est pas une pratique inédite» mais pourrait prendre une tournure plus systématique, à la demande du ministre de l’Intérieur, Bruno Retaillleau. Le journal précise que la réflexion sur le sujet «n’est pas encore tout à fait aboutie, même si les Britanniques voudraient que des annonces soient faites lors du sommet franco-britannique de jeudi» et que Bruno Retailleau «y a aussi intérêt», alors qu’ il négocie «une enveloppe budgétaire supplémentaire de la part des Britanniques», qui ont déjà versé au moins 760 millions d’euros à Paris depuis 2018 pour empêcher les traversées de la Manche, selon Le Monde.

A propos de millions et de milliards, la cour d’appel de Paris doit trancher aujourd’hui un contentieux entre la Malaisie et les lointains héritiers d’un sultan à plus de 12,5 milliards d’euros. Le Parisien/Aujourd’hui en France raconte «l’affaire extravagante», ou plutôt la saga judiciaire opposant d’un côté cet Etat d’Asie du Sud-Est et de l’autre, les héritiers du sultan Jamalul Alam, qui a régné vers la fin du 19ème siècle sur la région de Sabah, en Malaisie orientale. Ce souverain avait conclu, à l’époque, un accord avec des colons européens, britannique et allemand les autorisant à exploiter son territoire en échange d’un loyer annuel. Un accord repris à son compte par la Malaisie au moment de son indépendance, en 1963. L’Etat malaisien a perpétué la tradition en versant chaque année aux descendants du sultan la somme symbolique de 5000 dollars, jusqu’en 2013, lorsque l’un de ses héritiers eut l’idée farfelue d’essayer de récupérer le royaume de ses ancêtres, armes à la main. L’aventure a tourné au désastre, et la Malaisie, mécontente, a alors suspendu ses versements à tous les héritiers du sultan. Ces derniers ont alors décidé de poursuivre l’Etat malaisien - je vous épargne les multiples rebondissements de cette bataille judiciaire, menée devant plusieurs tribunaux européens, et dont il n’est pas certain qu’elle s’achève définitivement à Paris. Tout est souvent affaire de patience… 

Transition diabolique vers le papier de L’Equipe sur «l’étonnant record» de Nico Hülkenberg. Ce pilote de formule 1 allemand, qui a commencé sa carrière en 2010, a terminé troisième pour la première fois de sa carrière, hier, à 37 ans, au grand prix de Silverstone, en Grande-Bretagne, après 239 départs en catégorie reine.

A la rubrique grand prix, toujours, quoique dans une tout autre catégorie. C’était hier, également: les championnats du monde de décortiquage de crevettes grises. France Info précise que la 20ème édition de cette prestigieuse compétition s’est déroulée à Leffrinckoucke près de Dunkerque, dans le Nord de la France. C’est là que les quelque 160 décortiqueurs inscrits se sont affrontés «dans une compétition acharnée», alignés, «serrés comme des sardines». Anne Dalle, décortiqueuse belge, témoigne: «Je n'ai pas de secret! C'est juste une crevette à la fois! Ce n'est pas une tactique, tout est dans les doigts». Une technique semble-t-il payante, puisque Anne a conservé son titre de championne du monde de décorticage de crevettes grises, d’après La Voix du Nord, qui indique que deux de ses compatriotes ont également remporté les deux places suivantes. Un podium 100 % belge. Félicitations à nos sympathiques voisins.

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