La coupe du monde de ski alpin se poursuit, samedi 25 janvier, avec la mythique descente de Kitzbuhel en Autriche. Et ce malgré les chutes d'Alexis Pinturault et de Florian Loriot notamment, tous les deux héliportés, vendredi. Les deux courses du jour avaient été remportées par Cyprien Sarrazin l’année dernière. Cette fois, le skieur du Devoluy va se contenter de les regarder à la télévision. Sa grave chute à Bormio en Italie, il y a un mois, et le traumatisme intra-crânien qui a suivi vont le tenir loin des pistes pendant de longs mois. Et ils sont nombreux dans ce cas cette saison, le ski alpin est devenu plus dangereux.
Les causes de ces nombreuses chutes et blessures graves sont nombreuses. Le matériel est plus performant, il y a plus de vitesse, les pistes sont plus spectaculaires à la demande des télévisions, les sauts sont plus hauts et vont plus loin... Le tout sur une neige toujours plus dangereuse parce que plus compliquée à travailler avec le changement climatique.
Tissus anti-coupures, combi parachute...
Pour David Chastan, directeur du ski alpin à la Fédération française de ski, il faut aussi penser à protéger les athlètes comme en Formule 1, avec le halo, ou en moto GP, avec l'airbag. "On était partis pour l'imposer, puis derrière, il y a eu des dérogations pour les athlètes qui n'étaient pas d'accord et qui voulaient avoir le choix de pouvoir le mettre ou pas, avec des justificatifs. Je trouve ça dommage. Tous nos athlètes l'utilisent, les filles comme les garçons, depuis cette année. Les tissus anti-coupures, aujourd'hui il les ont. [Il faut aussi] trouver, une possibilité de travailler sur des combinaisons qui laissent passer énormément d'air devant, et rien du tout derrière pour faire un peu parachute et avoir le même tissu pour toutes les équipes. Il y a pas mal d'idées".
La sécurité sera le sujet numéro un des réunions prévues à la mi-février en marge des championnats du monde à Saalbach, en Autriche. Mais les changements sont difficiles dans le monde du ski, car les 17 fédérations doivent voter à l'unanimité.