Tennis de table, badminton, tir à l’arc... Quel élan pour les fédérations, un an après les JO de Paris ?
INFOGRAPHIES - Un an après Paris 2024, les clubs sportifs font le plein, les disciplines les plus titrées tirent leur épingle du jeu.
Passer la publicité Passer la publicitéSi la France est bien entrée dans le top 5 des médailles aux Jeux olympiques de 2024, est-elle passée d’une nation de champions à une nation de sportifs? Un an après les JO, les Français semblent avoir été inspirés depuis qu’ils ont vu les champions dans les stades ou à l’écran.
Ainsi, selon les données de l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP), recueillies en novembre 2024 et comparées à celles de novembre 2023, 487.300 licences sportives supplémentaires ont été délivrées. Soit une hausse de 5 % sur l’ensemble des fédérations. Mais ce sont les disciplines couronnées aux JO qui enregistrent les plus fortes progressions : +8 % de licences dans les fédérations ayant décroché des titres olympiques. Un effet vitrine indéniable : plus qu’une médaille, c’est bien l’or olympique qui motive.
Le tennis de table : la «Lebrunmania»
La Fédération française de tennis de table (FFTT) bat des records d’inscriptions, portée par l’ascension fulgurante des frères Lebrun. Leur succès inspire toutes les générations : les anciens reprennent la raquette, tandis que les plus jeunes affluent dans les clubs. Entre novembre 2023 et novembre 2024, la FFTT enregistre une hausse de 23 % de ses licenciés, avec un engouement particulièrement marqué chez les garçons de moins de 14 ans, dont les effectifs augmentent de 35 % en un an.
Ruée sur le tir à l’arc
« Les effets d’une année olympique ne trompent pas », peut-on lire sur le site officiel de la Fédération française de tir à l’arc (FFTA). Portée par la médaille d’argent de l’équipe masculine — composée de Baptiste Addis, Thomas Chirault et Jean-Charles Valladont — et le bronze décroché par Lisa Barbelin, la discipline attire de nouveaux pratiquants. Résultat : une hausse de 15 % des adhésions, permettant à la FFTA de battre un record avec 79.001 licenciés, dont 39.312 archers engagés en compétition.
Une nouvelle ère pour le parasport
Les Jeux paralympiques de Paris ont été un succès populaire, avec 2,3 millions de billets vendus et des audiences télévisées record. Un engouement que le monde du parasport entend prolonger. La Fédération Française Handisport enregistre une hausse de 21 % des licences en un an, portée par la forte visibilité des para-athlètes. Les femmes bénéficient particulièrement de cette dynamique, avec une progression de 35 % de leur présence en club. La médiatisation d’athlètes comme Aurélie Aubert, médaillée historique en boccia, y a largement contribué.
Succès sportif, mais clubs saturés
Sur son site, la Fédération française de tennis de table tire la sonnette d’alarme : « La plupart des clubs font face à un manque de places et doivent instaurer une liste d’attente. » Un paradoxe pour une discipline en plein essor. Même constat en natation : malgré les exploits de Léon Marchand, les licences stagnent. En cause, selon l’INJEP : la saturation des équipements aquatiques, qui limite la capacité d’accueil des clubs, malgré une visibilité sportive record.