Le ministre des Transports a demandé, mardi 17 juin, l'immobilisation de toutes les Citroën C3 et DS3 nécessitant un changement d'airbags. Philippe Tabarot a déclaré à l'AFP avoir convoqué les dirigeants de Citroën et demandé une mesure de "stop drive" pour "l'ensemble des C3 et DS3 faisant l'objet d'un rappel". Jusqu'ici, certains conducteurs avaient été invités à changer leurs airbags, mais pas à ne plus utiliser leurs véhicules.
Quelques heures plus tard, le constructeur automobile Citroën a demandé l'immobilisation immédiate de tous les modèles de voitures C3 et DS3 encore équipés d'airbags Takata en Europe, quelle que soit leur année de production. "Compte tenu du contexte, on a décidé de passer les véhicules en 'stop drive' pour accélérer leur prise en charge" et leur réparation, a déclaré à l'AFP le nouveau directeur de Citroën, Xavier Chardon.
Cette décision intervient alors que les airbags défaillants du fabricant Takata ont fait une seconde victime avérée en France métropolitaine après de nombreux accidents outre-mer. Une mère de famille est morte suite à un accident sur la voie rapide qui traverse la ville de Reims le 11 juin, et une mineure de 14 ans, qui se trouvait également à bord, a été blessée. En tout, une trentaine d'accidents ont eu lieu sur tout notre territoire, a révélé franceinfo, avec également une quinzaine de blessés.