Lyon-Toulouse : Davit Niniashvili maître des airs, Léo Berdeu a flanché... les tops et les flops

TOPS

Davit Niniashvili, maître des airs... mais pas seulement

Les Lyonnais vont énormément le regretter. En partance pour La Rochelle la saison prochaine, l’ailier géorgien a encore montré toute l’étendue de son talent aux spectateurs du Stade Gerland lors du match nul entre Lyon et Toulouse (17-17). Le LOU avait misé sur les ballons hauts et a pu compter sur sa pépite pour dominer tous les duels, ou presque. Impeccable en haute altitude face à Blair Kinghorn notamment, Niniashvili a aussi fait parler sa vitesse. C’est lui qui met la pression à Capuozzo sur l’essai de Ioane (40’). Il passe tout proche de marquer un essai dès le retour des vestiaires (41’) et il est surtout auteur d’un superbe retour sur Vergé devant son en-but pour empêcher un essai toulousain. Hyperactif en première période, il a baissé le pied lors du second acte.

Bituniyata constamment dans l’avancée

Il fut longtemps l’un des seuls toulousains à surnager au milieu d’un ensemble de prestations moyennes des champions de France en titre. Le Fidjien a dû quitter la pelouse prématurément pour une blessure mais il aura eu le temps en 58 minutes de parcourir 76 mètres, de battre sept défenseurs et de réaliser deux franchissements. Il a imposé sa puissance et a fait mal à la défense du LOU qui a longtemps su contenir les talents toulousains.

Jelonch et la troisième ligne toulousaine ont sonné la révolte

C’est peut-être le match le moins maîtrisé par Toulouse cette saison. Longtemps dominés mais surtout peu dangereux, les Toulousains ont attendu la seconde période et du sang frais pour réagir. Dans le sillage d’un Anthony Jelonch qui retrouve peu à peu des sensations (15/16 aux plaquages, 39 mètres gagnés), Alexandre Roumat et Théo Ntamack ont redonné de la fraîcheur aux Rouge et Noir. Si Jelonch n’a pas réussi à aplatir dans l’en-but lyonnais, Théo Ntamack a inscrit l’essai de l’égalisation alors qu’Alexandre Roumat a stabilisé une touche en souffrance. 

FLOPS

Les regrets de Léo Berdeu

Il avait donné la victoire aux siens face à l’UBB en début de saison. Ce soir, il inscrit encore 12 points et délivre une belle copie au global. Seulement voilà, il a flanché au mauvais moment et a manqué deux pénalités dans ses cordes dans les 15 dernières minutes. Des coups de pied qui auraient pu tout changer. Heureusement, Lyon n’a pas perdu et s’en sort quand même avec deux points mais l’ouvreur lyonnais va sûrement repenser à ses deux échecs. On pourrait aussi regretter le choix des Lyonnais d’aller en touche plutôt que de choisir une pénalité au pied des poteaux plus tôt dans la rencontre...

Les mésaventures de la touche toulousaine

Alexandre Roumat était sur le banc, certes. Et quand il est rentré, le problème s’est quelque peu arrangé. Mais pendant près d’une heure, Toulouse a été en souffrance comme rarement sur le secteur de la touche. 7 touches perdues pour Toulouse, c’est extrêmement rare. SI l’alignement lyonnais a été efficace en contre, les Toulousains ont été pénalisés à trois reprises dans ce secteur pour des fautes de relayeurs ou de lifteurs... C’est l’une des raisons qui expliquent la performance offensive contrastée des Rouge et Noir.

Ange Capuozzo n’était pas dans son meilleur jour

Cette saison il confirme tout son potentiel. Titulaire pour la 8e fois cette saison avec Toulouse, l’Italien n’a cependant pas été décisif ce soir et aurait surtout pu coûter cher à son équipe. Pourtant averti par l’arbitre il s’est mis à la faute dans un ruck offrant la pénalité de la gagne (non convertie) à Berdeu. Il a également été surpris par un rebond sur l’essai de Ioane et a laissé échapper le ballon sous la pression. Discret sur le plan offensif il ne s’est cependant pas manqué aux plaquages (7/7).