Le chef de l’État vénézuélien Nicolás Maduro, kidnappé samedi par l’armée américaine, a plaidé lundi non coupable à New York des accusations de trafic de drogue retenues contre lui, et assuré être « toujours le président » de son pays. « Je suis innocent, je ne suis pas coupable. Je suis un homme honnête », a lancé, selon CNN, Nicolàs Maduro devant le juge du Southern District de Manhattan qui lui a signifié officiellement son inculpation pour quatre chefs d’accusation.
Comparaissant à son côté, son épouse Cilla Flores, 69 ans, a également plaidé non coupable. Lors de cette première comparution devant un tribunal fédéral de Manhattan, elle est apparue blessée, portant un pansement sur le front et présentant des ecchymoses près de l’œil droit.
« Je suis innocent, je ne suis pas coupable. Je suis un homme honnête »
L’acte d’accusations, remis à jour en novembre dernier et rendu public samedi, accuse le leader vénézuélien d’être « à la tête d’un gouvernement corrompu et illégitime qui, depuis des décennies, a utilisé le pouvoir de l’État pour protéger et promouvoir des activités illégales, notamment le trafic de drogue. Ce trafic a enrichi et solidifié l’emprise de l’élite politique et militaire vénézuélienne », écrit l’acte d’accusation.
Nicolàs Maduro est notamment accusé de s’être allié avec des mouvements de guérilla y compris colombiens, que Washington considère comme « terroristes », ainsi qu’à des cartels criminels pour « acheminer des tonnes de cocaïne vers les États-Unis ».
Selon les médias présents, les avocats de Nicolas Maduro et Cilia Flores ont déclaré qu’ils ne demandaient « pas de remise en liberté sous caution à ce stade », en précisant qu’une demande pourrait être formulée ultérieurement. Barry Pollack, l’avocat de Nicolas Maduro, a ensuite indiqué qu’il pourrait déposer des requêtes concernant le statut de chef d’un État souverain de Maduro, ajoutant que « des questions se posent quant à la légalité de son enlèvement militaire ».
À l’issue de l’audience, alors qu’il quittait la salle, le président vénézuélien Nicolàs Maduro a déclaré en espagnol : « Je suis un prisonnier de guerre. ». Il va rester incarcéré à New York et comparaîtra à nouveau le 17 mars, a ordonné lundi le juge Alvin Hellerstein, qui conduisait l’audience.
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