Troubles bipolaires et schizophrénie : pourquoi la pénurie de Xeroquel fait craindre le pire aux patients et médecins

Rien qu’à l’idée de changer de traitement, Élisabeth Lillo se dit « terrorisée ». Diagnostiquée bipolaire il y a douze ans, cette Nantaise de 56 ans est, comme des milliers de patients, percutée par la pénurie de quiétapine. Depuis le début d’année, cette molécule, utilisée dans le traitement de pathologies mentales, dont les troubles bipolaires et la schizophrénie, est quasiment en rupture d’approvisionnement.

L’alerte a été donnée fin janvier. Mais depuis, la situation ne s’est pas améliorée. Le 10 mars, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a indiqué que tous les dosages de quiétapine font l’objet de « fortes tensions d’approvisionnement ».

Commercialisée sous le nom de Xeroquel par le laboratoire français Cheplapharm et sous des versions génériques par d’autres groupes (Biogaran, Viatris, Sandoz, Zentiva, Teva), la molécule de base est produite par une seule entreprise, grecque, Pharmathen, confrontée depuis des semaines à « un problème de production », rapporte l’ANSM.

Une molécule fabriquée par un seul laboratoire