Les détracteurs de cette mesure craignent que cela ne conforte les maires qui se battent contre la loi SRU depuis sa création.
En abordant le thème du logement social lors de son discours de politique générale, le 30 janvier dernier, le premier ministre a ouvert la boîte de Pandore. «Ségrégation urbaine», «ghetto», «Gabriel Attal porte atteinte aux fondations du logement social en France»… Les professionnels du secteur n’ont pas lésiné sur les attaques. En cause: l’évolution de la loi SRU (solidarité et renouvellement urbain). Gabriel Attal propose d’intégrer dans le calcul du taux minimal de logements sociaux par commune (25% en 2025) une part des logements dits «intermédiaires».
Les détracteurs de cette mesure craignent que cela ne conforte les maires qui se battent contre la loi SRU depuis sa création. Et que le déficit de logements sociaux, de plus en plus criant avec la crise du logement dans son ensemble, ne se renforce. Cette intégration de logements intermédiaires dans le quota du logement social risque surtout d’avoir des conséquences dans les programmes mixtes, mêlant social et accession à la propriété…