C’était une obligation légale : le conseil municipal biarrot a enfin statué, le 5 mai, sur le fait de renommer la « rue de la Négresse ». Le tribunal administratif d’appel de Bordeaux avait en effet donné à la ville de Biarritz (Pyrénées-Atlantiques) jusqu’au 6 mai.
C’est contrainte et forcée que la municipalité conduite par Maider Arosteguy (LR) a ainsi voté pour abroger deux anciennes délibérations, actant ainsi la décision de justice. Et même si la Mairie a déposé une requête devant le Conseil d’État pour la faire annuler, « c’est une victoire totale sur le fond », s’est félicité sur France Inter Karfa Diallo, le directeur de l’association Mémoires et partages, à l’origine de la procédure juridique de contestation de cette appellation.
Le 6 février, les magistrats bordelais l’avaient jugée « raciste et sexiste » et « de nature à porter atteinte à la dignité de la personne humaine ». L’association requérante obtient satisfaction. Sur la forme le nouveau nom choisi, « rue de l’Allégresse », marque cependant les fortes réticences persistantes.
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