TOPS
Les Bleues tiraient les yeux fermés
C’est une pluie de paniers primés qui est tombée du plafond du stade de la Paix et de l’Amitié, habituel antre de l’Olympiakos, mardi au Pirée (Grèce). L’équipe de France a signé un fantastique 9/11 à 3-pts en premier quart-temps, impulsé notamment par Noémie Brochant (7 pts), Janelle Salaün (10 pts) et Iliana Rupert (15 pts).
C’est grâce à cette adresse que les Bleues ont largement remporté les dix premières minutes (35-14), se facilitant un quart de finale piégeur. Les vice-championnes olympiques ont vraisemblablement épuisé leur stock de paniers lointains en début de match puisqu’elles ont shooté à 1/12 à 3-pts le reste de la partie.
Le ballon a bien vécu
Avec 26 passes décisives, les Bleues ont su, comme depuis le début de l’Euro, partager le ballon pour proposer un basket léché en attaque. Les meneuses Romane Bernies (7 passes) et Pauline Astier (6) se sont relayées pour soit mettre du rythme, soit organiser sur pick & roll. Les intérieurs Marième Badiane (2) et Iliana Rupert (2) ont elle aussi fait leur travail de fixation.
Joueuses reposées, confiance maximisée
Le sélectionneur Jean-Aimé Toupane aurait peut-être aimé une adversité plus corsée pour préparer ses joueuses. Mais voyons le verre à moitié plein : le scénario favorable a permis au coach de ne laisser personne passer plus de 20 minutes sur le parquet mardi. Une gestion d’effectif appréciable avant la demi-finale contre l’Espagne ou la République tchèque vendredi, et le plein de confiance pour celles qui rêvent d’un troisième titre européen, après 2001 et 2009.
FLOPS
La Lituanie n’a jamais rivalisé
La 45e nation mondiale a plus ou moins ressemblé à la 45e nation mondiale. La Lituanie avait déjoué les pronostics en s’extirpant du groupe de la mort, laissant Serbes et Slovènes sur le carreau. Mardi, la marche était trop haute. Malgré une agressivité perpétuelle (25/31 aux lancers francs) et le chantier d’Egle Sventoraite à l’intérieur (15 pts, 7 rebonds), les Lituaniennes ont affiché de sérieuses lacunes dans la gestion du ballon (25 perdus) et une incapacité à rentrer des tirs à 3-pts (2/12). Dans ces conditions, impossible de faire illusion.