Se rendre au festival international du court métrage de Clermont-Ferrand permet de découvrir des façons de voir le monde, partout dans le monde. En quelque sorte, les festivaliers viennent prendre des nouvelles de chaque pays. C’est une façon de rencontrer les cinéastes de demain, sur chaque continent.
L’Afrique est d’ailleurs le seul à avoir une sélection parallèle dédiée à son territoire immense. Cette sélection sans prix, nommée noblement « Regards d’Afrique », comporte parmi les plus beaux films vus de l’édition 2025 du festival. Son objectif est de mettre l’accent sur des productions africaines et de défendre les points de vue d’auteurs singuliers, sans les faire concourir en compétition internationale.
Du vendredi 31 janvier au samedi 8 février, douze films se sont répartis sur deux programmes, avec cinq documentaires d’excellente facture. C’est par exemple le cas de l’autobiographique Je te l’avais dit de Malak AlSayyad. La réalisatrice raconte son difficile parcours gynécologique et la reconnaissance d’une endométriose en Égypte. Ce film à la première personne épate par son émotion et son culot.