Ligue des Champions : la gloire pour Bodo/Glimt, le désespoir de l’Inter, les Anglais dans l’histoire... les tops et les flops des barrages de mardi

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La sensation Bodo/Glimt !

Ils ont réalisé l’un des plus grands exploits du XXIe siècle en Ligue des Champions. Pour leur première participation en Ligue des champions, les Norvégiens de Bodo/Glimt ont réussi l’incroyable performance de se qualifier pour les huitièmes de finale de la plus prestigieuse des compétitions européennes. Les quadruples champions de Norvège, demi-finalistes surprises en Ligue Europa la saison dernière, ont pour cela éliminé l’Inter Milan, finaliste sortant, en gagnant le match aller (3-1 à domicile) et le match retour, à Guiseppe Meazza, sur le score de 2 buts à 1. Le tout en faisant preuve d’une maturité étonnante, d’une efficacité redoutable et d’une solidarité exemplaire. En huitièmes de finale (tirage au sort prévu vendredi à 12h), ce sera le Sporting Portugal ou Manchester City qui fera face aux Norvégiens... qui avaient battu les Citizen en phase de ligue. En route pour un nouvel exploit ?

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Dimarco seul Milanais au niveau

S’il n’y a pas grand-chose à sauver des deux matchs disputés par l’Inter Milan contre Bodo/Glimt, un joueur mérite d’être épargné, en particulier après le match retour. Le piston gauche Federico Dimarco a tout tenté ce mardi soir, en multipliant les courses, les appels, les passes, les centres. Ses nombreux corners, souvent bien tirés, ont régulièrement trouvé preneurs, mais le manque d’efficacité des Interistes a sauté aux yeux sur ces phases de jeu. Le n°32 des Nerazzurri a même tenté sa chance plusieurs fois, sans réussite. Mais lui, au moins, a essayé.

Newcastle finit le travail

100%. C’était, d’après les statistiques, le pourcentage de chance de qualification de Newcastle ce mardi soir, grâce à son succès 6 buts à 1 face à Qarabag mercredi dernier, en Azerbaïdjan. Sur près de 300 cas précédents, aucune équipe n’avait réussi à se qualifier après une défaite par cinq buts d’écart en Ligue des Champions. Et comme les Magpies n’avaient pas envie d’être la première équipe à faire démentir les statistiques, ils l’ont vite fait comprendre à leur adversaire du soir. Deux buts dans les cinq premières minutes pour se mettre définitivement à l’abri, avant de gérer tranquillement la fin de rencontre, avec une équipe remaniée, et une qualification tranquille pour les Anglais. Malgré deux buts encaissés en deuxième mi-temps, les hommes d’Eddie Howe se sont imposés (3 buts à 2). Ils permettent à l’Angleterre de réaliser un grand chelem inédit : premier pays à présenter 6 équipes en Ligue des Champions... et premier pays à avoir 6 équipes en huitièmes de finale. Une sans-faute impressionnant.

Le Bayer Leverkusen solide

Un an après sa qualification directe en huitièmes de finale (élimination contre le Bayern Munich), le Bayer Leverkusen a cette fois-ci dû passer par la voie des barrages. Une étape piège, mais que les Allemands ont passé sans encombre. Une semaine après leur succès en Grèce contre l’Olympiakos (2 buts à 0), les hommes de Kasper Hjulmand n’ont eu qu’à gérer ce mardi soir à la maison, face à des Grecs inoffensifs. Les champions d’Allemagne en 2024 retrouvent donc le Top 16 pour la deuxième année consécutive. En huitièmes de finale, ils affronteront Arsenal ou... le Bayern Munich, pour une revanche et un choc 100% qui pourrait faire des étincelles.

Flop

La désillusion de l’Inter

Il y a quelques mois, l’Inter Milan était proche d’un deuxième doublé championnat-coupe-Ligue des Champions dans son histoire (après 2010). Au final, en fin de saison dernière, les Nerazzurri n’ont remporté aucun trophée (deuxième du championnat, finales perdues en coupe et en Ligue des Champions, contre Paris). Et cette année, les Italiens n’auront pas l’occasion de faire mieux en Europe. Leur piteuse élimination face à une équipe au budget et à l’expérience largement inférieures semble présager une fin de cycle pour les Bleus et Noirs, qui enchaînent les désillusions depuis plusieurs mois, voire année. Cette année, l’Inter Milan n’aura plus que le championnat à jouer, avec une certaine avance pour obtenir le titre, qui pourrait être une certaine consolation pour un club en manque de résultats marquants...

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Thuram inoffensif

Suite à la blessure de son compère habituel en attaque, le capitaine Lautaro Martinez, le Français Marcus Thuram devait incarner l’homme fort de l’Inter Milan en pointe. Finalement, l’international tricolore n’a rien montré contre les Norvégiens de Bodo/Glimt, autant à l’aller qu’au retour. S’il était remplaçant à l’aller (30 minutes disputées), il a joué l’intégralité de la rencontre au retour. Mais il ne s’est procuré aucune occasion franche et n’a absolument pas pesé sur les débats. Alors que sa place chez les Bleus pour la Coupe du Monde est de plus en plus menacée face à la concurrence en attaque, il a perdu une occasion de briller, dans une compétition qui compte beaucoup pour le sélectionneur français, Didier Deschamps.

Une soirée (trop) calme

Si la rencontre entre Newcastle et Qarabag n’inspirait aucun suspense suite à l’écrasante victoire des Magpies à l’aller (6 buts à un), les deux autres rencontres auraient pu donner lieu à des scénarios fous. Après leur défaite respective à l’aller, l’Inter Milan et l’Olympiakos devaient chacun remonter un handicap de deux buts, ce qui laissait penser que ces deux équipes allaient tout miser sur l’attaque. Mais la soirée a rapidement pris une tournure décevante : les Grecs n’ont absolument rien montré, tandis que les Italiens ont été incapables d’emballer la rencontre. Ils ont fini par craquer et encaisser un, puis deux buts, mettant fin à tout suspense, alors même que leur réduction du score, chanceuse, est restée sans suite. Une première soirée calme, avant un feu d’artifice mercredi ?