Délaissée par Air France, Transavia mise sur la reprise de la liaison entre Orly et Nice

Ne lui parlez plus de «navette» entre Paris et Nice. Désormais, la compagnie à bas coût Transavia, sa première lettre et son vert menthe fétiche entendent prendre la relève de la tricolore Air France depuis l’aéroport qui borde la baie des Anges et en faire un «produit de la marque Transavia». Au point d’en faire la première ligne domestique, en termes de sièges vendus et de fréquence de vol, de la filiale du groupe Air France KLM.

Au quatrième niveau du Terminal 2, qui attend encore le transfert complet de Transavia en lieu et place d’Air France, Julien Mallard, directeur général adjoint commercial de la compagnie néerlandaise a tenu à rassurer les nostalgiques de l’ancienne liaison domestique avec une reprise «qui saura répondre aux exigences d’une clientèle touristique mais aussi professionnelle». C’est principalement pour cette dernière que sept à huit vols quotidiens seront opérés «à des horaires adaptés dont deux pour arriver avant 9 heures et deux autres après 18 heures, pour permettre aux voyageurs d’optimiser leur journée et de passer près d’une douzaine d’heures sur place, à Paris ou à Nice», a-t-il détaillé.

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De 38 à 134 euros l’aller simple, en fonction des options

Et ce, en partie grâce à la desserte de la capitale par la ligne de métro 14, qui permet un accès direct et plus rapide au centre-ville - moins d’une demi-heure. Le premier vol est programmé le 29 mars prochain, date du début de la saison estivale pour le secteur aérien, à partir de 38 euros l’aller simple. «On dit souvent que Nice est loin de tout. C’est vrai !», commente dans un petit rire Franck Goldnadel, le président du directoire d’Aéroports de la Côte d’Azur, qui justifie cette liaison «fondamentale» et insiste sur le «lien ombilical» entre l’aéroport niçois et parisien. Le premier vol effectué par la compagnie vert menthe depuis Nice remonte à 2020 et depuis, 160.000 passagers ont été transportés de et vers la capitale azuréenne.

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«On s’adaptera en fonction de nos premiers résultats qu’on avait sur le terrain», tempère Julien Mallard. «Pour l’instant, jusqu’en mars 2027, l’idée est d’avoir une offre pour la clientèle niçoise et parisienne, qui effectue des allers et retours entre les deux villes». Le directeur général adjoint commercial évoque une période de «transition» pour Transavia, avec d’abord un rafraîchissement de son image de marque, un renouvellement de sa flotte puis une montée en gamme avec la possibilité d’une option «Max» permettant de bénéficier d’un «parcours prioritaire complet», lequel compte, entre autres, la possibilité de modifier gratuitement son vol jusqu’à une heure avant le départ. Le tarif s’affichera alors à 134 euros.

L’épineuse question de la concurrence et des retards

Mais le ciel n’est pas tout à fait dégagé pour la filiale d’Air France KLM puisqu’une autre compagnie à bas coût, Easyjet, relie également Paris Orly à Nice «et nous devrons aussi nous faire une place vis-à-vis d’eux», reconnaît Julien Mallard, «et donc être capable de proposer un produit qui soit, en termes de tarifs et services, compétitif». De son côté, Air France continuera d’effectuer six rotations par jour, mais depuis l’aéroport Charles-de-Gaulle, par soucis d’optimisation logistique. L’arrêt de la desserte d’Orly ainsi que la reprise de cette liaison par sa filiale se sont faits «en pleine collaboration, c’est une stratégie du groupe. Mais désormais, nous avons la nôtre également», assure son directeur général adjoint commercial qui précise, à titre de comparaison, que «pour des passagers plutôt affaires, le billet baisse de l’ordre de 15% à 20%».

En outre, la filiale à bas coût du groupe Air France KLM intronisera en même temps les dessertes de Marseille et Toulouse, là aussi au départ de Paris Orly, avec respectivement deux et huit vols quotidiens. Dernière nouveauté, à l’été 2026, Transavia desservira deux villes tunisiennes, Tunis et Monastir, au départ de Nice, soit l’équivalent de «près de 600.000 sièges». Reste à savoir si cette nouvelle offre sera épargnée par les nombreux retards et annulations en cascade dont est victime l’aéroport azuréen depuis plusieurs mois. En novembre 2025, la société spécialisée dans l’indemnisation des passagers victimes de perturbations, Flightright, le classait deuxième en nombre de retards, derrière l’aéroport Charles-de-Gaulle, avec plus de 21.000 vols n’ayant pas décollé à l’heure.

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