En temps normal, la menace de l’extrême droite pousse les progressistes à se retrouver. Mais, comme pour toutes les règles, celle-ci connaît aussi des exceptions. À Perpignan (Pyrénées-Orientales), ville dirigée depuis 2020 par Louis Aliot, vice-président du Rassemblement national (RN), la gauche est éparpillée. Sur la ligne de départ, trois forces se dévisagent.
La liste Perpignan autrement, menée par le PS Mathias Blanc et soutenue par le PCF, L’Après et Debout, dit incarner « l’union de la gauche jusqu’au centre, sans la Macronie ». Celle d’Agnès Langevine, vice-présidente de la région Occitanie, désormais sous l’étiquette Place publique (PP) après avoir quitté les rives des Écologistes, revendique le flambeau du « rassemblement contre l’extrême droite ». Et celle de Mickael Idrac, assemblage de La France insoumise (LFI), des Verts et de Génération.s, se vante de représenter le « périmètre NFP ». Autant de propositions qui revendiquent l’union sans la réaliser.
En face, le...