« Sous la pluie, peindre, vivre et rêver » au musée d’Arts de Nantes : l’expo qui nous fait aimer la pluie

Nantes (Loire-Atlantique), envoyé spécial.

Il pleut sur Nantes. Barbara l’a dit et même chanté. Mais ici, comme à Brest, à Cherbourg, on ne déteste pas. Le pont Pirmil, peint en 1830 par William Turner, d’un vieux rose perdu et flou dans les bourrasques et le rideau qui s’abat sur lui a un tout autre charme qu’accablé de soleil.

Et à Cabourg sans doute, comment Marcel Proust en parle de ce charme : « Un petit coup au carreau, comme si quelque chose l’avait heurté, suivi d’une ample chute légère comme des grains de sable qu’on eut laissé tomber d’une fenêtre au-dessus, puis la chute s’étendant, se réglant, adoptant un rythme, devenant fluide, sonore, musicale, innombrable, universelle : c’était la pluie. »

Et à Étretat, probablement, voyons ce qu’en fait Monet, d’après Maupassant qui...