PSG-Paris FC : Dembélé et Doué séduisants, un promu limité, rituel de chants anti-OM périmé... Coups de cœur et coups de griffe

COUPS DE CŒUR

Le retour séduisant de Dembélé et Doué 

Éléments moteurs du sacre européen, le Ballon d’or Ousmane Dembélé et le Golden-Boy Désiré Doué n’ont pas encore réellement débuté leur saison 2025-26. La faute aux blessures. Et c’est encore plus vrai pour le premier nommé, géré avec la plus grande précaution par le staff parisien depuis son retour au jeu. Dimanche, lors de la victoire du PSG face au Paris FC (2-1), lors de la 17e journée de Ligue 1, les deux ont marqué. Surtout, ils sont apparus en jambes, capables de faire des différences, créer du danger. «Dembouz» et Doué ont d’ailleurs hérité d’un 7 dans les notes du Figaro . Encourageant pour la suite de la saison du Paris Saint-Germain, qui aura évidemment bien besoin de ces deux joueurs au top pour viser les plus hauts honneurs.

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Un Parc en chaleur malgré l’hiver... 

47.892 spectateurs, un stade réchauffé malgré les températures glaciales dans la capitale et un avant-match réussi avec des tifos sur la rivalité parisienne ou encore l’hommage à Jean-Louis Gasset. Pendant toute la rencontre, malgré un petit match, le public du PSG a été au niveau, donnant de la voix pour pousser des champions d’Europe un peu ronronnants pour leur premier match en 2026. Seule ombre au tableau, le speaker a tenté de calmer les ardeurs après des chants peu poétiques (voir par ailleurs).

... Et un nouveau trophée à célébrer

Le public du Parc a eu le loisir de célébrer un nouveau trophée dimanche soir, la Coupe intercontinentale. Grâce aux exploits de Matfey Safonov, blessé, le PSG a en effet pris le meilleur sur Flamengo (1-1 ap, 2-1 tab) mi-décembre, à Doha. Les Rouge et Bleu n’avaient plus évolué devant leur public depuis. Le club parisien a donc choisi le présenter ce trophée dimanche soir, à l’issue de la rencontre. L’occasion de revoir les moments forts de l’année écoulée sur les écrans géants du Parc et de voir exposés les six trophées glanés en 2025. C’est Marquinhos qui, en bon capitaine, a été chargé d’apporter ce dernier titre sur la pelouse. Tout le staff et les joueurs étaient sur la pelouse. Un nouveau moment de communion pour les supporters du Paris Saint-Germain, qui ont été gâtés ces derniers mois...

Reste à savoir si les joueurs du PSG, eux, sont désormais rassasiés après tant de titres, eux qui affronteront l’OM pour le Trophée des champions jeudi, au Koweït. «Non, non, non, il faut gagner le plus de trophées, chaque trophée qu’on a devant nous, on a envie d’aller le manger, puisque vous employez le terme "rassasié". C’est important, en plus c’est Marseille donc ce sera un match avec encore plus d’enjeux, il faudra gagner.», martèle Désiré Doué.

COUPS DE GRIFFE 

Un promu (beaucoup) trop limité

Privés de nombreux éléments (Lees-Melou blessé, Kebbal, Krasso, Simon à la CAN...), les joueurs du PFC n’ont pas démérité face au champion d’Europe. «On s’est battu avec nos armes. On a fait des choses intéressantes. Après, oui, on n’a pas fait un match non plus extraordinaire. Mais moi, je suis content parce que je pense que beaucoup de monde pensait qu’on allait prendre une rouste. On ne l’a pas prise. Après, les gens diront qu’on l’a fait en mettant le bus. Mais pas de rouste, je suis très content», a indiqué Maxime Lopez. Pas de rouste, mais les visiteurs n’ont pas montré grand-chose non plus.

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Comme depuis plusieurs semaines, dès qu’ils ont le ballon, les joueurs de Stéphane Gilli ne savent pas quoi en faire. Et ne sont pas aidés par des individualités qui ne sont pas au niveau attendu. À l’image de Jonathan Ikoné, dévoré par Nuno Mendes et qui semble avoir perdu ses jambes. Face à un Paris en gestion, on aurait aimé voir un peu plus de prise de risque. Raté.

Vite, des recrues au Paris FC

Avec la famille Arnault aux commandes et l’expertise de Red Bull, le regard n’est plus le même sur le Paris FC depuis des mois. Mais il y a une réalité implacable : le terrain. 15e au classement à deux points du barragiste nantais et à quatre du premier relégable auxerrois, le promu parisien va batailler pour le maintien. Et c’est logique tant cette équipe manque de beaucoup de choses. De patrons en défense, de créativité et de puissance au milieu et de talent devant. Les recrues (Otavio, De Smet, Ikoné, Geubbels...) entrevues dimanche soir ont, encore une fois, affiché leurs limites. Dans tous les secteurs de jeu, il y a des besoins. C’est criant. Le temps presse. Même les joueurs le disent, à l’image de Maxime Lopez : «On a vraiment besoin de renforts, plusieurs renforts. Après, je pense que ça bosse déjà au club, donc je ne me fais pas de soucis là-dessus», a souligné honnêtement l’ex-Marseillais.

Un rituel périmé

Comme avant chaque Classique contre l’OM, les supporters parisiens ont entonné plusieurs chants anti-Marseillais en fin de partie. C’est un rituel. De bonne guerre ? En tout cas, le speaker du Parc a averti le public à plusieurs reprises, rappelant que les chants insultants et/ou discriminatoires n’étaient pas admis et qu’ils pouvaient conduire à l’arrêt de la partie, voire à la défaite sur tapis vert. Injonctions accueillies par des sifflets. Dans un premier temps, les fans parisiens ont traité les Marseillais de rats. C’est lorsqu’ils ont repris des chants homophobes que les officiels ont, brièvement, interrompu le match. Ce qui n’a d’ailleurs pas été du goût de Luis Enrique, le coach espagnol estimant qu’on «n’arrête que les matchs au Parc des Princes» alors que les joueurs du PSG «sont traités de tous les noms» ailleurs. Ce n’est pas totalement faux. Ça ne justifie toutefois pas cette coutume périmée à Paris.

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