Bouches-du-Rhône : un «hypnothérapeute» jugé pour avoir violé 14 femmes en les droguant

Bouches-du-Rhône : un «hypnothérapeute» jugé pour avoir violé 14 femmes en les droguant

L’accusé glissait un somnifère dans le verre de ses victimes. THIBAUD MORITZ / AFP

Ce lundi s’est ouvert le procès de Cyril Zattara, un professeur de danse qui se présentait également comme hypnothérapeute, accusé d’avoir violé plusieurs femmes par soumission chimique. À la demande d’une victime, le huis clos a été prononcé.

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Le procès de Cyril Zattara, «hypnothérapeute» autoproclamé et professeur de danse rock accusé d'avoir violé 14 femmes qu'il avait droguées, s'est ouvert lundi à Aix-en-Provence à huis clos, à la demande d’une des parties civiles.

Devant la Cour criminelle des Bouches-du-Rhône, le procès s'est ouvert en présence de près de 20 femmes, parfois accompagnées de leurs proches. Ces femmes, qui pour beaucoup se connaissent, se sont embrassées avant le début de l'audience. À la demande d’une victime, le président de la Cour criminelle des Bouches-du-Rhône a ordonné le huis clos ce lundi.

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Toutes «les personnes publiques», dont la presse, ont été invitées à quitter la salle d’audience. Le président du tribunal a toutefois ajouté : «Si la partie civile y consent, telle personne qui en ferait la demande pourrait être autorisée à être présente dans la salle».

À la sortie du tribunal, la mère d’une des parties civiles, qui a souhaité rester anonyme, disait comprendre cette décision : «On dit que la honte a changé de camp mais ça n’est pas toujours vrai... Imaginez aller retravailler après un procès comme ça...»

Une avocate, Me Caroline Kazanchi, avait demandé dès l'ouverture de l'audience le «huis clos», pour assurer «la dignité» à sa cliente. Au contraire, Me Marylou Diamantara, qui représente six victimes dans ce procès, avait plaidé pour la publicité des débats.

Huis clos de droit

«C'est une évidence que ce procès doit se passer dans la dignité avant toute chose», a-t-elle reconnu, «mais le huis clos ne peut pas être prononcé si les parties civiles s'y opposent». Elle avait demandé un huis clos partiel.

Le président, Roger Arata, avait rappelé que «le huis clos est de droit», quand il est demandé par une partie civile, mais Me Diamantara lui avait demandé d'entendre «les 15 autres victimes qui vous supplient que l'audience soit publique».

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L'avocat général Serge Bocoviz avait quant à lui requis «l'application de la loi». Cyril Zattara, petites lunettes et cheveux ras, a estimé que «le droit revient aux victimes, je n'ai rien à dire à ce niveau-là».

Soumission chimique

Aujourd'hui âgé de 47 ans et en détention provisoire depuis presque cinq ans, Cyril Zattara est accusé d'avoir violé 14 femmes, sur une dizaine d'années. Il est aussi renvoyé pour des atteintes à la vie privée, ayant filmé des femmes à leur insu.

Cet homme sociable, décrit comme «empathique» par ses proches, avait un mode opératoire bien rodé, selon les enquêteurs : il glissait un somnifère dans un verre de vin ou d'eau qu'il servait aux femmes qu'il recevait, en général chez lui. Ensuite, profitant de l'état second de la victime, il la violait.

Cette affaire de soumission chimique fait écho à l'affaire qui a eu un retentissement mondial dite des viols de Mazan, dans laquelle 51 hommes ont été condamnés définitivement, la plupart pour viols aggravés sur Gisèle Pelicot, alors que celle-ci était assommée de médicaments par son mari.

Информация на этой странице взята из источника: https://www.lefigaro.fr/marseille/bouches-du-rhone-un-hypnotherapeute-juge-pour-avoir-viole-14-femmes-en-les-droguant-20260105