Gisèle Pelicot, Emmanuel Macron et l’abbé Pierre en librairies dès le début de l’année

Et la joie de vivre de Gisèle Pelicot coécrit avec Judith Perrignon paraitra le 17 février. Néron à l’Élysée de Nicolas Domenach et Maurice Szafran sortira le 7 janvier. Deux ouvrages qui essaient de comprendre « le système de silence » qui a régné autour de l’abbé Pierre sortent en début d’année. Laurent Coust / Liewig Christian / Bridgeman Images

De nombreux essais seront publiés lors de la rentrée littéraire qui aura lieu début 2026. Avec la parution de son livre Et la joie de vivre, coécrit avec Judith Perrignon, Gisèle Pelicot se positionne en tête des auteurs à suivre.

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Les mémoires de Gisèle Pelicot, de nouveaux témoignages sur l'abbé Pierre, les réflexions de Charlotte Casiraghi et un pamphlet sur Emmanuel Macron font partie des nombreux essais et documents publiés début 2026.

Et la joie de vivre (Flammarion), signé par Gisèle Pelicot et la journaliste Judith Perrignon, est probablement le livre le plus attendu : il sort le 17 février dans une vingtaine de langues, notamment aux États-Unis. Cette sortie mondiale témoigne de la notoriété acquise par cette Française de 73 ans qui est devenue une figure du combat contre les violences sexuelles après un procès historique contre ses violeurs, parmi lesquels son ex-mari.

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Dans une autre affaire retentissante, celle de l'abbé Pierre, accusé par plusieurs femmes d'agressions sexuelles plus de 15 ans après sa mort en 2007, deux livres tentent de comprendre « le système de silence » qui a perduré pendant des décennies. Frédérique Kaba, ancienne directrice à Emmaüs, publie Silence sacré, pourquoi nous nous sommes tus (Buchet-Chastel), tandis que Rachel Le Nan raconte dans Et pourtant, tout le monde savait (City) avoir été abusée par l'abbé Pierre alors qu'elle n'avait que huit ans.

Près d'une décennie après le début de #MeToo, l'ex-star du porno Ovidie décrypte dans Slut shaming (La Découverte), « le mécanisme marquant au fer rouge les femmes qui ont été sexualisées et l'ont payé très cher ». Dans Les mots qui tuent (Arthaud), la journaliste Michelle Fines fait « l'autopsie » du harcèlement dans le couple qui mène au suicide, des « meurtres invisibilisés qui font deux fois et demie plus de victimes que les féminicides ». Charlotte Casiraghi, la nièce d'Albert II de Monaco, sort fin janvier son premier livre, La fêlure (Julliard), dans lequel cette passionnée de littérature mène « une suite de réflexions philosophiques et sensibles » en citant ses auteurs préférés.

Côté politique, plusieurs essais s'intéressent aux municipales de mars, avec notamment un zoom sur le duel annoncé à Nice entre Christian Estrosi et Éric Ciotti, avec Les frères ennemis de la Côte (Plon), de Jean-Baptiste Forray. Les journalistes Nicolas Domenach et Maurice Szafran osent comparer, dans Néron à l'Élysée (Albin Michel), Emmanuel Macron à l'empereur romain, en affirmant que l'actuel président a lui aussi été « fulgurant dans la conquête, incertain puis catastrophique dans l'exercice du pouvoir ». Des essais s'interrogent sur l'impact des désordres du monde: Qui contrôle qui ? (Tallandier), de l'historien Thomas Gomart et Après l'Occident ? de l'ancien chef de la diplomatie Hubert Védrine et l'anthropologue Maurice Godelier (Perrin/Robert Laffont). Constatant l'intérêt pour les enjeux internationaux, Gallimard s'associe à la revue Le Grand Continent pour lancer La bibliothèque de géopolitique avec, comme premier ouvrage, Les lumières sombres. Comprendre la pensée néoréactionnaire, du chercheur Arnaud Miranda.

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